La juge d'un tribunal ontarien a rendu vain l'ultime effort fait par l'homme d'affaires dans l'espoir d'éviter son extradition vers l'Allemagne.
L'avocat de Schreiber, Edward Greenspan, a obtenu la tenue d'une audience extraordinaire en Cour supérieure de l'Ontario à Toronto, en plein week-end estival, pour requérir une injonction qui aurait permis à son client d'éviter un aller simple en Europe.
Les efforts de M. Greenspan, cependant, se sont révélés inutiles.
«Je ne crois pas qu'en justice, vous soyez censés mettre en balance le nombre de fois que vous gagnez et que vous perdez», a-t-il déclaré à la suite de l'audience, évoquant le nombre de procédures judiciaires engagées par Schreiber en près de 10 ans au Canada.
«Chaque affaire doit être jugée en fonction de ses mérites. La juge a décidé de ne pas nous accorder une prolongation, et c'est fini», a ajouté l'avocat.
La juge Barbara Conway est parvenue à la bonne conclusion en refusant à Schreiber une injonction qui aurait retardé davantage son extradition, a pour sa part estimé l'avocat de la Couronne, Richard Kramer.
En conséquence de la décision rendue par la juge, Schreiber devait se soumettre à un ordre de la cour et se rendre de lui-même à un centre de détention de Toronto, a indiqué M. Greenspan, ajoutant que le processus d'extradition était susceptible de débuter dans les prochaines minutes.
«Je m'attends à ce qu'ils agissent relativement rapidement», a-t-il dit.
Dans une lettre envoyée au premier ministre Stephen Harper, qui a été lue en cour, Schreiber a écrit avoir demandé une audience extraordinaire après avoir reçu la visite de deux responsables du ministère de la Justice, vendredi soir.
Schreiber a expliqué que les fonctionnaires venaient lui donner une réponse à une autre missive transmise par son avocat. Cette visite a déclenché un processus exigeant de lui qu'il se rende aux autorités au plus tard dimanche soir.
Âgé de 75 ans, l'homme d'affaires tentait de s'opposer à une demande d'extradition de l'Allemagne, qui veut le traduire en justice pour évasion fiscale, subornation et fraude.
Les audiences publiques au sujet de ses relations d'affaires avec l'ancien premier ministre conservateur Brian Mulroney se sont terminées mardi.










