Les poursuites contre Daniel Petit s'accumulent

Daniel Petit, député de Charlesbourg, poursuivait le député... (Photothèque Le Soleil, Laetitia Deconinck)

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Daniel Petit, député de Charlesbourg, poursuivait le député bloquiste de Charlevoix Michel Guimond, pour 200 000$.

Photothèque Le Soleil, Laetitia Deconinck

Richard Hénault
Le Soleil

(Québec) Les poursuites en dommages contre Daniel Petit, l'avocat, s'accumulent à un rythme plutôt inquiétant. Un autre ancien client lui réclame en effet 87 000 $ devant les tribunaux pour avoir mis trop de temps à déposer un recours contre une banque.

Cette poursuite remonte toutefois à 2007, mais elle était passée inaperçue à ce moment. Elle s'ajoute en quelque sorte à celle de 225 200 $ intentée cette semaine contre l'avocat élu député fédéral de Charlesbourg?Haute-Saint-Charles en 2006.

En 2004, relate Jean Chrétien, un citoyen de Stoneham, dans sa requête déposée en Cour supérieure, il a donné à Me Petit le mandat d'entreprendre des procédures contre la banque. L'entente d'honoraires prévoyait que M. Chrétien verserait à l'avocat 20 % du montant qu'il allait toucher.

À la suite de son élection comme député, Me Petit a toutefois transféré son dossier à l'un de ses associés. Ce dernier allait avoir 15 %, Me Petit se gardant les 5 % restants.

Entre-temps, allègue M. Chrétien, le seul geste qu'ait fait Me Petit dans son dossier a consisté à envoyer une mise en demeure à la banque. Il n'aurait entrepris aucune procédure judiciaire contre elle.

Bien plus, ajoute le demandeur, ses droits étaient déjà prescrits depuis deux mois lorsque le transfert de son dossier a été

fait entre les deux avocats. L'associé de Me Petit n'en a pas moins tenté de réactiver les choses, mais il a échoué.

Placement sûr

Afin d'illustrer les chances qu'avait M. Chrétien d'obtenir gain de cause contre la banque, son nouvel avocat, Me Frédéric Desgagné, relate qu'en 1999, il avait investi 36 700 $ dans un fonds que l'institution lui présentait comme un placement sûr.

Il devait rapporter entre 8 % et 10 %, les sommes étant au surplus garanties.

Or, selon M. Chrétien, son argent a été placé dans des placements à haut risque alors qu'il avait spécifié être à la recherche d'investissements sûrs. Résultat : il a dû liquider un actif de 18 000 $ et emprunter 7000 $ pour éponger ses pertes.

L'avocat du requérant allègue que ce sont «l'incurie et la négligence» de Me Petit qui ont fait en sorte que des procédures contre la banque n'ont pas été entreprises à temps.


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