Pour le fondateur du Mouvement d'éducation et de défense des actionnaires, la sortie de Vincent Lacroix n'est que du mauvais théâtre. «Billevesée et mascarade que tout cela! C'est un bouffon, ce Lacroix. C'est la commedia dell'arte multipliée au cube. Il ne faut pas se laisser prendre.»
M. Michaud refuse de croire Lacroix quand il dit ne pas être en mesure de rembourser en partie les actionnaires floués. «Il nous prend pour des imbéciles, son avocate aussi, qui nous dit qu'il n'y a pas de magot trouvé. Qu'il nous dise donc où il a planqué la plus importante portion des 120 millions que l'on cherche pour dédommager les 9200 investisseurs qu'il a escroqués! Personne ne parle de ça. Les millions, ça ne s'évapore pas dans le ciel. Ça n'est pas évanescent, ça se trouve quelque part.»
Lacroix dit qu'il a fait une faillite personnelle et corporative et qu'il n'a plus d'actifs? «C'est une pièce de boulevard ça! Ce n'est pas possible, c'est de la rigolade, de la grosse farce. C'est comme Madoff, comme Jones. Je vous le répète : 120 millions $, ça ne s'évapore pas. Il n'a pas dépensé ça devant les danseuses d'un cabaret à Montréal! Qu'il en manque 5 ou 10 à la limite, oui. Mais 120!», martèle Michaud.
Celui qu'on a surnommé «le Robin des banques» tempête contre le secret bancaire qui, à son avis, permet aux fraudeurs de dissimuler d'importantes sommes d'argent, même quand la justice leur a mis le grappin dessus. «C'est un jeu d'enfant. À mon sens, c'est dans un paradis fiscal. Le monde financier est un cloaque. C'est un monde secret, emmuré, glauque, pestilentiel, où la tentation est toujours permanente, à chaque jour, chaque heure, chaque seconde, de détrousser les honnêtes gens.»











