L'affaire vient d'être partiellement révélée dans une publication indépendante, Les Immigrants de la Capitale.
D'après ce qu'a appris le Centre multiethnique de Québec, le chauffeur connaissait la fille en question parce qu'elle emprunte régulièrement son circuit, mais un jour, il aurait insisté pour voir son visage pour savoir s'il correspondait à la photo sur sa carte.
La jeune femme a apparemment refusé et quitté l'autobus suivie de deux de ses proches qui portaient elles aussi le niqab et qui lui ont été solidaires. Les femmes se sont dites insultées, ridiculisées, lésées et discriminées.
Pour sa part, le Journal de Québec a appris que le refus de la dame de montrer son visage était aussi motivé par une malformation congénitale au visage.
Claude Lévesque, porte-parole du RTC, a dit que l'affaire était prise très au sérieux mais que la plainte était incomplète car elle ne comporte pas le numéro du circuit sur lequel l'incident a eu lieu.
Le RTC envisage la création d'une photo de dérogation qui permettrait à ceux qui font la demande de ne pas avoir de photo sur la carte. La demande serait applicable uniquement pour les cas de malformations ou de grandes brûlures; il n'y aurait donc pas d'accommodement lié à la religion.











