Le juge Valmont Beaulieu a ainsi accueilli favorablement les arguments de l'avocat de Roy, Steve Magnan, qui réclamait une absolution inconditionnelle. La Couronne ne s'était d'ailleurs pas opposée à cette proposition.
Roy s'est de plus engagé à verser 5000 $ à des organismes de charité.
En matinée, le fils du célèbre gardien Patrick Roy avait dit regretter énormément ses gestes et assumer la pleine responsabilité de l'incident au cours duquel il s'en était pris au gardien de but des Saguenéens de Chicoutimi, Bobby Nadeau. Il a ensuite reconnu avoir manqué de jugement.
Roy avait été accusé à la suite d'une mêlée survenue le 22 mars 2008 au Centre Georges-Vézina de Saguenay, en pleine fièvre des éliminatoires de la LHJMQ.
Roy avait passé à tabac le gardien des Saguenéens de Chicoutimi, Bobby Nadeau, alors que ce dernier, passif et croulant sous les coups, n'avait nullement signifié son intention d'engager le combat.
L'avocat de Roy avait vainement tenté d'obtenir un arrêt des procédures contre son client, plus tôt cet été. Il avait tout d'abord accusé les policiers d'avoir bâclé leur enquête, en soulignant que les enquêteurs de Saguenay n'ont porté leur attention que sur Jonathan Roy et son père, Patrick Roy.
Or, avait fait valoir Me Magnan, plusieurs joueurs des deux équipes avaient été impliqués dans des échanges de coups violents.
Images vidéo à l'appui, Me Magnan avait fait remarquer qu'un autre joueur passif et étendu sur la patinoire, Antoine Roussel des Saguenéens, avait été rossé d'au moins 10 coups à la tête par Maxime Lacroix des Remparts, sans que cela n'attire le moindrement l'attention des policiers.
Me Magnan avait ensuite affirmé que son client a été victime de l'application rétroactive - quatre mois après les faits - d'un règlement du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP).
L'ex-gardien junior a été accusé le 31 juillet 2008, trois jours après la décision du DPCP d'abandonner le critère d'infliction de lésions corporelles comme condition préalable à une poursuite criminelle découlant d'une bagarre au hockey.
Me Magnan alléguait que cette directive a été changée afin d'accuser spécifiquement le jeune homme. Sans cet amendement, Roy n'aurait pas été poursuivi puisque sa victime n'a pas été blessée, avait plaidé l'avocat.
















