Ainsi, France Létourneau, la fille d'Ange-Aimé Létourneau, a été déclarée coupable de complot, de trafic de stupéfiants et de recel de sommes d'argent au profit d'une organisation criminelle. Quant à Hélène Dubé, la mère de Steeve Tremblay, elle a été déclarée coupable d'entrave au cours de la justice, et André Tremblay, le père de la tête dirigeante du réseau, a été déclaré coupable de complot. En tout, l'opération Affusion, la vaste enquête conduite par la Sûreté du Québec (SQ), avait mené à l'arrestation de 14 personnes lors du démantèlement du réseau, en octobre 2005.
La preuve faite au procès a démontré que Steeve Tremblay utilisait sa mère de 54 ans et son père de 57 ans comme prête-nom. Lors de la perquisition effectuée au domicile du couple de Longue-Rive, une somme de 2300 $ avait été saisie.
Quant à France Létourneau, elle a aussi admis avoir agi comme prête-nom pour son père et avoir collecté de l'argent pour lui. L'individu s'occupait de la vente de drogue dans deux bars lui appartenant. La femme de 33?ans habitant maintenant Sherbrooke a administré les bars, mais elle refusait de vendre elle-même de la drogue. La perquisition faite chez elle, en octobre 2005, a permis aux policiers de trouver du cannabis et une petite quantité de cocaïne.
En ce qui concerne André Tremblay, la preuve de la couronne a démontré qu'il aidait aussi son fils Steeve, la tête dirigeante du réseau, dans la manipulation d'importantes quantités d'argent. Le fait d'agir comme prête-nom pour son fils l'a aidé à dissimuler l'argent de la drogue.
Lors d'une conversation téléphonique interceptée par la SQ, Steeve Tremblay mentionnait d'ailleurs avoir 30 000 $ chez son père, que le juge Serge Francoeur a en quelque sorte décrit comme le «banquier» du chef du réseau. La mère de
celui-ci, Hélène Dubé, était parfaitement au courant de l'existence du réseau et des sommes qu'il rapportait à ses membres.
Toutefois, la preuve ne permettait pas de conclure à sa culpabilité pour les accusations de recel de sommes d'argent et de complot. Si elle a été déclarée coupable d'entrave, c'est parce qu'elle a délibérément menti à un enquêteur de la SQ.
Les trois personnes reviendront donc en cour en décembre, à Baie-Comeau, pour connaître leur peine.













