L'entrepreneur en aménagement paysager de L'Ancienne-Lorette roulait à une vitesse estimée à 120 km/h sur le boulevard Hamel le soir du 25 avril 2008. À bord de son camion Dodge Dakota, il a embouti l'arrière d'une petite voiture arrêtée à un feu rouge à l'angle de la rue Foucault.
La jeune conductrice de 22 ans, Sarah-Dominique Blanchet, n'est jamais sortie du coma, et est décédée trois semaines plus tard.
Les policiers n'ont relevé aucune trace de freinage sur les lieux de la violente collision. Les résultats de l'alcootest ont démontré que l'homme de 37 ans conduisait avec 160 milligrammes d'alcool par 100 millilitres de sang, soit deux fois la limite permise.
Le soir du drame, Paré sortait du restaurant Le Bifthèque, où il venait de célébrer l'obtention d'un important contrat pour son entreprise. «Peu importe ce qui va se passer, ça va être une maudite belle journée», a lancé Paré aux policiers qui le conduisaient à la centrale de police. Il ne semblait pas vraiment réaliser ce qui venait de se passer, puisqu'il était convaincu que la jeune conductrice était responsable de la collision en sortant de la rue Foucault et en grillant un feu rouge.
Le chauffard, qui n'a aucun antécédent judiciaire, demeure en liberté sous des conditions très strictes d'ici son prochain rendez-vous avec la justice, le 17 décembre, pour les représentations sur la peine.

























