L'homme de 46 ans s'est rendu coupable de leurre d'enfants, d'extorsion sur une jeune femme de 19 ans dans un contexte sexuel, et d'accès et de possession de pornographie juvénile. Il a fait deux vraies victimes, et une fausse victime.
La première vraie victime est une jeune fille de 13 ans de qui l'accusé souhaitait obtenir une photo sur laquelle elle serait le moins habillée possible. Des photos qui pouvaient rapporter gros, lui faisait croire l'accusé, qui, sur le site Do you look good avait le profil d'une femme dénommée Sarah.
L'adolescente a porté plainte, ce qui a incité un policier de l'escouade de la cyber-criminalité à se faire passer pour une fille de 13 ans et à communiquer avec Morisset, qui encore une fois désirait une photo de sa nouvelle correspondante. C'est elle, la fausse victime.
Une jeune femme de 19 ans était tombée dans le piège de Morisset. Elle a transmis à l'accusé des photos d'elle nue, et attendait de recevoir l'argent promis par l'accusé.
Mais Moriset voulait d'autres photos, et menaçait la femme de diffuser les premières photos si elle n'obéissait pas. Un chantage qui a valu à l'ex-militaire une accusation d'extorsion.
Dans l'ordinateur du spécialiste en informatique, les policiers ont retrouvé 126 844 images reliées à la sexualité. Des photos de personnes adultes, mais aussi de jeunes filles visiblement de moins de 18 ans.
Récidiviste
Morisset est un récidiviste en la matière. En 2003, il avait été condamné à 36 mois de prison pour des gestes semblables. Voilà pourquoi la poursuite a demandé aux spécialistes de l'Institut Phillipe-Pinel d'évaluer l'accusé afin de déterminer s'il pouvait être déclaré délinquant à contrôler ou, pire encore, délinquant dangereux. La réponse est négative.
Afin de mieux contrôler l'accusé, le juge Jean-François Dionne a imposé une probation de trois ans avec suivi. Morisset devra se soumettre à toute thérapie suggérée par son agent de probation pendant ces trois années. De plus, il est interdit à l'accusé d'utiliser un ordinateur.
La peine de prison d'un an imposée lundi s'ajoute à une détention provisoire de trois ans, pour une sanction globale de quatre ans.











