Celui qui se disait comptable avait été déclaré coupable de 84?infractions à la Loi sur les valeurs mobilières après que l'Autorité des marchés financiers (AMF) eut porté les accusations contre lui. Les délits ont été commis durant une période de quatre ans, de 2002 à 2006.
Des investisseurs ont pu récupérer la totalité ou une partie de leur mise, mais certaines des victimes, a rappelé la juge Hélène Bouillon, ont tout perdu dans l'aventure. D'autres y ont englouti toutes leurs économies ou avaient contracté des emprunts pour investir dans les mirages que faisait miroiter Laroche. Quelques-unes des victimes ont même dû avoir recours aux soins de psychologues pour parvenir à remonter la côte.
La preuve au cours du procès a démontré que Laroche se présentait comme comptable du Groupe Conseil Cogetax, une entreprise de la Mauricie. L'individu a agi comme courtier en valeurs mobilières sans détenir de permis émis par l'Autorité des marchés financiers et il a procédé au placement d'investissements soumis à la Loi sur les valeurs mobilières sans détenir de prospectus approuvé par l'AMF. Des investisseurs se sont vu promettre par Laroche des rendements allant jusqu'à 60?%, sans que la notion de risque ne soit abordée dans les discussions.
Immédiatement après avoir entendu la peine infligée par la juge Bouillon, Laroche s'est rendu dans une autre salle du palais de justice où commençait le procès de la société O de mer propulsion. Trois individus, dont Laroche, doivent y répondre de 36 chefs d'accusation en vertu desquels l'AMF réclame une amende de 200 000 $ ainsi que des peines d'emprisonnement de cinq ans moins un jour.
Il semble que Jean-François Laroche aurait aussi agi illégalement comme courtier dans ce dossier. Les procureurs de l'AMF entendent faire la preuve que les accusés ont convaincu une soixantaine d'investisseurs de leur confier 2 millions $.










