Le 9 septembre, quelques minutes avant minuit, cinq jeunes se rendent à l'arrêt d'autobus à l'angle de l'avenue Cartier et du boulevard René-Lévesque. Un homme s'y trouve déjà .
Les accusés savaient que cet homme de 45 ans avait déjà été condamné pour agression sexuelle, une condamnation qui remonte à 1991. La victime habite le quartier Montcalm, alors que les deux accusés s'y rendent souvent pour visiter des amis.
En reconnaissant l'homme à l'arrêt d'autobus, ils ont décidé de lui faire un mauvais parti en le frappant à coups de poing, et avec les pieds lorsque la victime s'est écrasée au sol.
Fort heureusement pour la victime, une jeune fille passait par là et a alerté les policiers. Elle est aussi venue en aide au malheureux qui avait réussi à se relever et à fuir ses agresseurs. Les deux jeunes sont montés à bord du premier autobus qui passait.
Les policiers sont rapidement accourus sur les lieux, et les indications fournies par la bonne samaritaine a permis d'intercepter l'autobus quelques coins de rue plus loin. La jeune femme avait fourni une excellente description des vêtements portés par les agresseurs.
Il s'est écoulé neuf minutes entre l'appel au 9-1-1 et l'arrestation des deux suspects.
Quant à la victime, elle a été transportée par ambulance à l'hôpital, souffrant d'une commotion cérébrale et de nombreuses lacérations au visage. La malheureuse rencontre lui a aussi fait perdre trois dents.
Antécédents judiciaires
En soustrayant la détention provisoire de la peine imposée jeudi, qui compte pour le double, les deux justiciers ont donc sept autres mois de prison à purger. Tous deux avaient des antécédents judiciaires en matière de violence.
Ils seront soumis à une probation de trois ans à leur sortie de prison, et leur ADN fera désormais partie de la banque nationale de données.

















