«Le procureur général du Québec et la Ville de Québec avaient demandé une conférence pour règlement à l'amiable, et nous étions d'accord avec la procédure», explique l'avocat de la famille, Me Benoît Mailloux.
La conférence, qui a duré six heures, s'est déroulée jeudi, au palais de justice de Québec, devant le juge Yves Alain. Me Mailloux et Me Christian Trépanier représentaient la famille, en compagnie de Valérie Samson, ex-conjointe du défunt, et de Riccardo Rossini, consul d'Italie à Québec.
Du côté des défendeurs, Me Jonathan Branchaud agissait au nom du ministère de la Sécurité publique alors que Me Denis Lavallée et Me Nathalie Grenier étaient les avocats de la Ville de Québec. Des représentants des agents correctionnels et des policiers de Québec étaient également sur place.
Les parties en sont arrivées à une entente qui met fin à tout litige. «La famille est satisfaite des sommes obtenues et, si elle souhaite dévoiler le montant de l'entente, elle pourra le faire», explique Me Mailloux. Le juge Alain devrait entériner l'entente de façon officielle la semaine prochaine et, à ce moment, le texte d'une lettre d'entente sera diffusé.
Dans sa poursuite qui avait été déposée en Cour supérieure, Corrado Castagnetta, père de Claudio, réclamait 395 267,13 $, sa mère, Rosa Maria Cuccio, demandait 100 000 $, sa soeur Alessandra Castagnetta réclamait 77 568,58 $ et son ex-femme Valérie Samson demandait 200 000 $ à titre de liquidatrice de la succession.
Lors du dépôt de la poursuite, la famille avait souligné la tristesse et la souffrance causées par le décès de M. Castagnetta et le mutisme de la Ville de Québec et du gouvernement québécois à la suite des événements. On soulignait aussi le traitement cruel et inhumain subi par le défunt dans les dernières heures de sa vie et la négligence grossière dont auraient fait preuve les policiers de Québec et les agents correctionnels chargés de sa supervision après son arrestation le 18 septembre 2007.
Il avait alors reçu cinq décharges de pistolet électrique Taser en moins d'une minute, même s'il présentait un comportement se rapprochant du délirium agité, une condition pour laquelle l'usage de cette arme était contre-indiqué. À la centrale de police du parc Victoria, il aurait ensuite été traîné à l'horizontale et laissé nu dans une cellule sans évaluation psychiatrique ou médicale, et ce, même s'il avait avoué avoir consommé des amphétamines et souffrir de désordre bipolaire.
Le 19 septembre, alors que Claudio Castagnetta était détenu dans une cellule du palais de justice de Québec en attendant sa comparution, des agents correctionnels se seraient moqués de son comportement bizarre. Alors que son état de santé se détériorait, ils l'auraient ensuite fait attendre en cellule et transporté au Centre de détention de Québec avant de finalement l'envoyer à l'hôpital, où il est décédé le lendemain.











