Parmi les rappels de sécurité, outre le port du casque de sécurité, la campagne insistera sur le respect de la signalisation et des limites de vitesse, la nécessité de circuler dans les sentiers balisés et la tolérance zéro concernant la consommation d'alcool.
«La circulation dans les sentiers balisés est essentielle», rappelait le ministre délégué aux Transports, Norman MacMillan, en faisant allusion à l'accident survenu en fin de semaine dans la région de Montréal. Le ministère des Transports participe financièrement à la campagne de sécurité et diffusera des messages dans divers médias.
Interrogés sur la formation des conducteurs de motoneige, le ministre MacMillan et le président de la FCMQ, Mario Côté, ont précisé que la formation était obligatoire pour les jeunes de 16 à 18, mais non pour les autres adeptes de ce loisir, même pour les touristes en vacances au Québec pour vivre des randonnées en motoneige.
Toutefois, le ministre MacMillan a dit qu'après les rapports des tables de concertation et les consultations en cours la formation pourrait devenir obligatoire. Par contre, les entreprises de location des motoneiges ont l'obligation de s'assurer que les locataires savent conduire ces engins et doivent leur donner une formation de base. Pour ce qui des randonnées organisées, il doit y avoir un encadrement des touristes.
Le chroniqueur Marcel Bouchard a rappelé que la majorité des accidents à motoneige survenaient hors des 33 000 km de sentiers balisés au Québec, affirmation corroborée par M. Côté et le ministre MacMillan.
Pour rendre visible sur le terrain cette campagne de sécurité, une randonnée de sécurité sera organisée les 28 et 29 janvier dans la région de Québec avec des agents de surveillance et des membres de la FCMQ en plus des représentants des services de police.
À Québec, la police municipale compte sur une équipe de huit constables et d'un sergent pour patrouiller les sentiers sept jours sur sept. «Nous avons un grand territoire à couvrir pour les sentiers de motoneige et de VTT, raconte le sergent Guy Couture. Nous patrouillons de jour et de soir, mais bientôt nous patrouillerons aussi la nuit.»
Du côté de la Sûreté du Québec, 450 policiers ont été formés pour la patrouille à motoneige. Cependant, il n'y a pas de patrouille régulière sauf pour les équipes d'urgence de Québec et de Montréal, qui comptent 15 patrouilleurs chacune.
Ailleurs au Québec, selon la porte-parole Nancy Gordian, les différentes unités de la SQ peuvent détacher des policiers formés à ce type de patrouille sur une base occasionnelle les fins de semaine ou lors d'événements particuliers. Toutefois, la priorité demeure la patrouille sur les routes.










