C'est ce qu'a ressenti jeudi Francine Massicotte en voyant Alain Perreault comparaître sous l'accusation de meurtre prémédité de sa soeur Lyne. En compagnie de son frère Michel, de Catherine Doucette, la fille de 20 ans de la victime, et de quelques amis, Mme Massicotte était venue au palais de justice de Québec pour assister à la comparution fort courue. Ils ont ensuite accepté de répondre longuement à toutes les questions des journalistes.
«J'ai trouvé que c'était un gars ben ordinaire et normal», a pour sa part déclaré Michel Massicotte. «Ça m'a surpris. Je me demande comment il a pu faire ça...» La nouvelle de l'arrestation de Perreault a été un choc pour la famille de Lyne Massicotte. Sa fille Catherine y a vu un signe d'espoir?: «Ça procure l'espoir que ça donnera quelque chose et qu'il y aura une justice.»
Toutes ces années à attendre que la police procède à une arrestation avaient commencé à susciter un certain doute parmi les proches de la victime. «Au fond de moi, j'espérais, mais je commençais un peu à perdre espoir», a reconnu sa fille. Son oncle Michel a aussi vu dans l'aboutissement de cette enquête un message qu'il faut toujours «garder espoir et ne jamais baisser les bras».
Toujours de l'espoir
Tous les membres de la famille gardent d'ailleurs espoir qu'on retrouvera le corps de la victime de meurtre qui était aussi mère d'un garçon maintenant âgé de 22 ans. «J'y crois énormément», a lancé Francine Massicotte. La femme qui a cherché sa soeur durant des années aux quatre coins du Québec dit ne pas avoir dormi de la nuit après qu'on lui a fait part de l'arrestation.
«On a le bras long pour aller chercher les criminels», a-t-elle estimé.
Appelée à décrire sa soeur disparue, Mme Massicotte s'est remémoré une battante qui, malgré un certain handicap affectant sa colonne vertébrale, s'était bien intégrée socialement. «J'en étais très fière!» s'est-elle écriée, ajoutant que Lyne aidait et parrainait des personnes handicapées, et s'occupait de son frère malade. «Elle ne disait jamais non à personne», de dire Francine Massicotte.
Pour sa part, son frère Michel a tenu à souligner le travail acharné des enquêteurs de la police de Québec : «Je les remercie. Ils ont fait un travail de longue haleine, un travail de moine. Ils ont toujours été très réceptifs à nos appels, à nos rencontres, à nos déboires et à nos initiatives. Je savais que le travail continuait et que ça avançait lentement.»













