Fort heureusement, personne n'a été blessé gravement en raison d'un de ces incendies, quoique le propriétaire de la bâtisse située sur Châteauguay, Claude Desjardins, a subi un malaise cardiaque en voyant de ses yeux les dommages causés à sa propriété par l'élément destructeur, après qu'il soit revenu du boulot en toute vitesse.
Le ou les malfaiteurs ont entrepris leur basse besogne au 522, rue Victoria, dans la nuit de lundi à mardi, près d'un édifice en construction. On a retenté le même coup à la même adresse mardi soir, vers 22h35. Après minuit, un garage en bois et un conteneur à déchets étaient la cible des flammes dans un délai d'une vingtaine de minutes, toujours dans le même quartier. Tous ces événements n'ont pas causé de dommages graves grâce à l'intervention rapide des pompiers.
Par contre, toute la bonne volonté des pompiers ne leur a pas permis de sauver le 391, rue Châteauguay, de graves dommages. L'incendie allumé sur le côté extérieur de la maison, peu après 4h, s'est rapidement propagé.
«J'ai entendu un crépitement provenant de l'extérieur», a raconté la propriétaire de cette bâtisse, Solange Allen, pendant que les pompiers tentaient d'éteindre l'élément destructeur. «J'ai regardé dehors et j'ai constaté que le feu était pris.»
Les pompiers ont dû trimer dur pour venir à bout de cet incendie, qui a aussi causé des dommages mineurs aux deux bâtisses situées de chaque côté de la maison principalement touchée. Hydro-Québec a dû couper l'alimentation en électricité dans tout le quartier Saint-Sauveur durant plusieurs minutes, car les échelles des pompiers étaient très près des fils électriques. On a même craint à un moment donné que les fils tombent sur les pompiers.
Tous les sinistrés, une dizaine au total, ont pu être pris en charge par la Croix-Rouge, s'ils le souhaitaient.
La police de Québec a bien sûr ouvert une enquête afin de trouver le ou les auteurs de ces crimes. Un enquêteur du Bureau du commissariat aux incendies participe également à l'investigation.
Après l'incendie de la rue Père-Grenier, deux individus qui ne se connaissaient pas ont été interpellés et interrogés par la police en rapport avec ces incendies. Après avoir été questionnés, ils ont été remis en liberté.
Incendies dans Saint-Sauveur (carte)
Même modus operandi
Pour le moment, l'enquêteur principal au dossier estime que tous ces incendies auraient pu être allumés par le ou les mêmes individus, avance Sandra Dion, porte-parole de la police de Québec.
«Pour tous ces incendies, c'est le même modus operandi qui a été utilisé, raconte Mme Dion. Le ou les suspects utilisent des bouts de papier et de bois afin d'allumer le feu.»
L'enquêteur principal n'écarte pas la possibilité que les auteurs de la vague d'incendies de mercredi soient les mêmes qui ont allumé cinq feux à des endroits différents, dans la nuit du 22 décembre dernier, dans la basse ville de Québec. Encore là, des bouts de papier et de bois avaient été enflammés pour commettre ces crimes. Trois jeunes hommes dans la vingtaine avaient été captés sur une caméra de surveillance avant qu'ils ne commettent un de leurs délits.
«Si des témoins ont des renseignements permettant de faire progresser l'enquête, on les invite fortement à appeler au 418 641-AGIR [2447]», rappelle Mme Dion.











