Les délits de Boucher ont été commis au cours des années 1980 lorsque sa fille était âgée de 12 à 14 ans. L'individu a été reconnu coupable au terme de son procès. Le pourvoi a ensuite été déposé par le ministère public, dont la procureure estimait la «peine manifestement pas indiquée».
Comme une erreur
En prononçant sa sentence de 18 mois, le premier juge avait retenu l'absence de violence extrinsèque pour écarter la peine de plus de deux ans d'emprisonnement, ce que la Cour d'appel a considéré comme une erreur.
Selon les juges François Pelletier, Paul Vézina et Lorne Giroux, de la Cour d'appel, l'absence de violence extrinsèque, en effet, ne constitue pas un facteur atténuant. Elle est insuffisante pour écarter la peine de pénitencier, soit de plus de deux ans d'incarcération.
De plus, soulignent les trois juges, les lésions psychologiques subies par la fille de Boucher sont graves. Elles ont provoqué des dépressions et des pensées suicidaires nécessitant plusieurs hospitalisations.
De son côté, l'agresseur a continué à nier les faits même en Cour d'appel. Il n'exprime aucun remords et rejette le blâme sur ses enfants. Si le risque de récidive n'a pas été jugé très élevé par l'agente de probation qui a rédigé le rapport prédécisionnel, c'est à cause de l'âge avancé de l'individu.












