Selon une copie de la décision rendue récemment par deux régisseurs de la RACJ, plusieurs de ces problèmes seraient provoqués par la présence dans cet établissement de nombreux Amérindiens qui vivent à Sept-Îles et dans les réserves avoisinantes, estime un des propriétaires de ce bar, Danny-Philippe Desgagné. Comme cette clientèle aurait tendance à boire plus que les autres clients du bar, elle serait davantage impliquée dans des bagarres et des chicanes, toujours selon M. Desgagné.
Ce dernier dit que ses portiers ont bien tenté de contrôler les débordements dans le stationnement, mais qu'il leur était difficile de gérer tout ce qui se passe à l'extérieur, car leur priorité demeure la sécurité à l'intérieur. Le copropriétaire a indiqué que les attroupements à l'extérieur étaient notamment causés par le manque de taxis à la fermeture des bars. Il dit avoir demandé une présence régulière des policiers de la Sûreté du Québec (SQ) afin de mieux encadrer le départ des clients.
En ce qui a trait au bruit causé par la musique et les cris des fêtards qui dérangent le voisinage, M. Desgagné dit avoir pris des mesures pour réduire les désagréments causés par les décibels des tubes joués par son D.J. Par contre, il estime que le bruit causé par les fêtards dans le stationnement relevait du contrôle des policiers.
Dans sa décision, les régisseurs ont pris en considération les nombreuses interventions des policiers de la SQ, qui ont été demandés pratiquement toutes les fins de semaine pour mettre un terme à des bagarres ou disperser des attroupements. Les régisseurs ont aussi dénoncé le fait qu'un soir de septembre dernier, une mineure de 15 ans avait dû être transportée à l'urgence, presque inconsciente, parce qu'elle avait trop bu. Les régisseurs ont rappelé aux propriétaires du bar qu'il était de leur responsabilité de prendre les mesures pour contrôler le bruit et les désagréments causés par leur clientèle, et que cela n'avait pas été fait.









