En décembre, la femme a plaidé coupable à 22 chefs d'accusation de fraude et de fabrication de faux documents. En 2004 et 2005, elle avait fabriqué de faux certificats médicaux en vue d'obtenir des prestations de la CSST.
La femme prétendait alors s'être «tourné la cheville en descendant un escalier» durant des activités de bénévolat. Un médecin lui a fourni un certificat médical qu'elle a ensuite falsifié à plusieurs reprises. Après avoir fait enquête, la CSST a toutefois découvert qu'Esther Munger s'était plutôt blessée en faisant du sport en prison lorsqu'elle purgeait une autre peine infligée pour fraude.
Les nombreux antécédents de la femme en matière de fraude s'échelonnent de 2001 à 2004. Elle a ensuite écopé d'une peine de 36 mois de pénitencier, toujours pour des fraudes, mais ces délits ont été commis après les fraudes aux dépens de la CSST.
La procureure de la Couronne, Me Nathalie Chouinard, avait réclamé une nouvelle peine d'emprisonnement pour la femme auparavant de Québec, mais qui est maintenant retournée vivre à Laterrière, un secteur de Saguenay. Le rapport présentenciel indiquait par ailleurs qu'Esther Munger semble s'être reprise en main, puisqu'elle occupe un emploi. Aussi avait-elle demandé au juge Carol St-Cyr de lui éviter la prison.
Elle a obtenu gain de cause, puisque le magistrat l'a condamnée à une peine qu'elle pourra purger dans la collectivité. Durant les huit premiers mois de cette peine, il lui sera interdit de quitter son domicile 24 heures sur 24 alors que, durant les huit mois suivants, elle devra s'y trouver entre 22h et 7h.
Tant durant sa peine que durant la probation de trois ans qui suivra, il sera interdit à Esther Munger de consommer de l'alcool et de la drogue.











