En 2007, Santé Canada a comparé le tabac et les résidus de fumée de cigarettes de contrebande avec ceux d'une marque vendue dans les dépanneurs.
Parmi les 34 substances chimiques mesurées, toutes ont été trouvées en plus grande quantité dans les cigarettes de contrebande.
Le tabac de ces dernières contenait entre autres jusqu'à 20 fois plus de plomb, deux fois plus de mercure, sept fois plus d'arsenic et trois fois plus de cadmium, une substance hautement cancérigène.
L'étude de Santé Canada révélait également que le taux de substances cancérigènes contenues dans la fumée des cigarettes de contrebande était plus élevé que celui de la marque légale.
Selon André Castonguay, professeur titulaire à la faculté de pharmacie de l'Université Laval et spécialiste de la toxicologie des produits manufacturés du tabac, cette étude montre bien qu'on ne peut avoir aucune assurance sur la toxicité des cigarettes illégales, qui ne sont pas soumises à des normes de fabrication comme les cigarettes légales, et ne sont pas examinées par Santé Canada.
«Le danger [avec les cigarettes illégales], c'est qu'on a des fumeurs qui sont exposés à un produit qui est toxique, dit-il, mais dont on ne connaît pas exactement toute la toxicité.»










