Le chanteur gaspésien a fait une sortie remarquée lors de l'émission Tout le monde en parle diffusée hier soir, mais enregistrée jeudi dernier, soit deux jours après sa sortie publique où il avait expliqué, dans les grandes lignes, l'attaque qui lui a valu une commotion cérébrale.
À cette occasion, il avait dit que «ça fait des années qu'il y a du grabuge entre Anglais et Français au Carnaval de Québec. C'est ça, l'histoire», ajoutant avoir «compris la rage [du] Québécois francophone opprimé qui se fait pisser dessus dans sa propre ville, dans sa capitale, durant son propre Carnaval». Dans les heures qui ont suivi, autant les policiers et les tenanciers de bar que le directeur général du Carnaval l'ont contredit.
«Je voudrais m'excuser à la ville de Québec d'avoir dit qu'il y avait du grabuge avec les anglophones. Je sais que c'est un cas isolé», a-t-il tenu à «nuancer», hier soir. «Pour mes amis anglophones, c'était stupide de ma part de porter un jugement généralisé», a-t-il ajouté. Toutefois, M. Parent n'a pas expliqué ce qui avait motivé ses propos tenus mardi dernier.
Le fin fond de l'histoire
Son passage à l'émission de Radio-Canada aura aussi été pour lui l'occasion de confirmer certaines rumeurs qui circulaient sur les circonstances véritables de son agression et de faire taire les voix qui le soupçonnaient d'avoir provoqué les quatre ou six jeunes hommes qui l'ont roué de coups.
Ainsi, on a pu savoir qu'un tison a brûlé la manche du manteau d'une jeune fille qui se trouvait avec le petit groupe d'anglophones alors que M. Parent brassait un feu allumé sur une terrasse de la Grande Allée. C'est, selon ses dires, «l'étincelle» qui a provoqué la bagarre. «Je vais quand même porter plainte. Je trouve que ce n'est pas une raison valable pour fesser sur quelqu'un à coups de pied et à coups de poing», s'est indigné le chanteur, soulignant qu'il était «chaud, mais pas soûl» au moment de l'agression.
Reste à savoir maintenant comment la police compte mener l'enquête plus de deux semaines après les faits qui se sont passés dans la nuit du 12 au 13 février. Il faudra retrouver des individus qui résident vraisemblablement à l'extérieur de la province. Samedi, on apprenait que le service de police détenait le film de l'incident. Des enquêteurs ont mis la main sur ces images captées par une caméra de surveillance du restaurant Ashton.
L'assaut s'est produit alors que Kevin Parent revenait du bar Les Voûtes Napoléon où il avait passé une partie de la soirée en compagnie de deux collègues de travail et amies. Après l'altercation, personne n'a pensé composer le 9-1-1. La priorité était alors de ramener M. Parent au plus vite à sa chambre d'hôtel du Concorde.












