Le petit Loïc, changé de vêtements après sa mésaventure, dans les bras de ses parents
Le Soleil, Steve Deschênes
Après le retour de Loïc, le père du bambin, Jonathan Hébert, a raconté aux médias que lui et sa conjointe avaient fait sortir le gamin pour qu'il joue avec son chien dans la cour arrière, vers 9h15, avant que les parents ne partent pour le boulot.
«On l'a sorti dehors, et après 10 minutes, il n'était plus là. Je me suis alors habillé, je suis allé dehors, mais je ne l'ai pas trouvé.»
Pris de panique, les parents ont immédiatement appelé le 9-1-1. Une quinzaine de pompiers de Stoneham et des policiers de la SQ ont rapidement afflué sur les lieux afin d'entreprendre les recherches dans la montagne. Des maîtres-chiens ont également été envoyés sur place. L'armée et des hélicoptères pouvaient être appelés en renfort rapidement si cela avait été nécessaire.
Les deux équipes de maîtres-chiens se sont séparées pour tenter de retracer le petit. Une des deux équipes a suivi les traces laissées par le jeune et son chien, alors que l'autre unité a grimpé la montagne en quadrillant la surface de recherche.
C'est finalement le chien policier et les policiers qui suivaient les traces du disparu qui ont trouvé le chien et le bambin, qui était dans une bonne condition physique. Malgré son jeune âge, Loïc savait très bien qu'il s'était perdu quand les policiers l'ont retrouvé, nous a confié un des maîtres-chiens.
L'enfant se trouvait à 300 ou 400 mètres en arrière de la maison lorsqu'il a été repéré. Il appert qu'il aurait marché un peu plus d'un kilomètre dans la montagne, car il l'aurait grimpée pratiquement jusqu'à son sommet, avant de la redescendre. Les membres de l'équipe de sauvetage ont été impressionnés par la distance parcourue par le bambin.
On ne saura probablement jamais si c'est le chien qui a entraîné l'enfant par mégarde dans la forêt ou si c'est l'enfant qui a décidé de partir par lui-même. Mais ce qui est certain, c'est que Loïc avait souvent exprimé le souhait de monter la montagne.
«Tous les jours, il parlait de monter la montagne», raconte Célina Fontaine, la mère, qui était toujours sous le choc de ce qui venait de se produire lorsqu'elle a rencontré les médias. «Et c'est ce qu'il a fait aujourd'hui.»
Un «énorme merci»
Les parents ont lancé un «énorme merci» à tous les policiers, pompiers et voisins qui ont participé, d'une façon ou d'un autre, à ces recherches qui ont mis à rude épreuve le sang-froid de M. Hébert et de Mme Fontaine, ainsi que celui des grands-parents et des proches qui s'étaient déplacés afin de les appuyer moralement. Quelques années auparavant, le fils de deux ans de la fille de Daniel Hébert (le grand-père paternel de Loïc) s'était perdu alors que toute la famille était en voyage en périphérie d'Acapulco, au Mexique.
«Il était allé jouer avec des amis dans un restaurant», rappelle M. Hébert, qui n'a pas pu retenir ses larmes quand Loïc a été retrouvé. «Tout le village nous avait aidés à le chercher. J'espère que ce matin, c'est la dernière fois qu'on doit chercher un de mes petits-enfants.»










