Gangs de rue: plus de peur que de mal

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La police de Québec avait augmenté ses effectifs... (Le Soleil, Laetitia Deconinck)

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La police de Québec avait augmenté ses effectifs près du bar Le Space Club de Charlesbourg, mais il n'y a finalement pas eu d'altercation entre des membres de gangs de rue.

Le Soleil, Laetitia Deconinck

Jean-François Néron
Le Soleil

(Québec) La confrontation appréhendée par les policiers de Québec entre deux gangs de rue rivales n'a finalement pas eu lieu cette fin de semaine.

Il y avait une forte présence policière, du moins plus qu'à l'habitude, dans la nuit de samedi à dimanche dans le secteur du boulevard Henri-Bourassa à Charlesbourg. Les agents se tenaient prêts à intervenir à la sortie du bar Le Space Club, établissement où devaient se présenter deux gangs de rue, l'un de Québec et l'autre de Montréal, selon des informations obtenues par Le Soleil.

D'après ce qu'il a été possible d'apprendre, la police a été alertée après avoir intercepté sur Internet des messages vidéo dans lesquels des membres des deux groupes se faisaient des menaces mutuelles, d'où la crainte de débordements.

Selon le lieutenant en devoir du service de police, dimanche matin, «il n'y avait rien de particulier à signaler» par rapport aux événements anticipés. Il semble que des membres de seulement un des deux groupes se soient présentés sur place.

Escouade régionale mixte

En 2008, le ministère de la Justice créait l'escouade régionale mixte de lutte contre les gangs de rue, permettant de regrouper les efforts d'enquête des policiers du Service de police de la Ville de Québec, de celui de Lévis et de la Sûreté de Québec. À ce jour, près de 3 millions $ lui ont été versés.

En entrevue au Soleil en décembre, le directeur de police Serge Bélisle estimait que la capitale comptait une dizaine de gangs

de rue, dont trois majeurs et sept émergents. Depuis deux ans, 150 personnes ont été arrêtées et 230 dossiers ouverts relativement aux activités des gangs.

Un phénomène toujours plus inquiétant demeure la venue de membres de gangs de l'extérieur, majoritairement de Montréal ou de Toronto. Quelque 105 des accusations liées aux gangs proviennent de l'extérieur de Québec, avait confié le directeur. Comme on a pu le constater avec les récents messages interceptés, des criminels de l'extérieur tentent toujours de s'installer dans la capitale et d'y développer un réseau.

 

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