Mais l'affaire se complique puisque le pdg de cette société pétrolière serait en réalité un dénommé Carl Gagnon, un fraudeur qui aurait sévi dans la région de Montréal dans les années 80 et 90, selon ce que rapportent le journal ontarien London Free Press et Radio-Canada. Le haut gradé de la SQ est toujours en fonction «mais n'a pas accès à des données opérationnelles» comme l'a dit le porte-parole de la police.
Le haut gradé de la SQ -- dont l'identité ne peut être révélée - aurait aussi été un des actionnaires de la compagnie dans laquelle quelque 400 citoyens rimouskois ont investi depuis 2003.
Pas encore de preuves
Aucune preuve n'a encore été avancée pour établir que le policier était au fait du passé du dénommé Carl Gagnon, alias Robert Vanier, qui fait actuellement l'objet d'une enquête de la Gendarmerie royale du Canada afin de déterminer comment plusieurs dizaines de millions de dollars ont disparu de l'entreprise aujourd'hui en faillite. L'ex-pdg d'Onco Petroleum aurait même témoigné en tant que délateur contre des motards pour qui il aurait fait du recel de véhicules.
L'Autorité des marchés financiers (AMF) a déposé, en octobre 2008, une demande d'imposition de pénalités atteignant près de 200 000 $ au Bureau de décision et de révision en valeurs mobilières à l'endroit de BMO Nesbitt Burns et de quatre de ses représentants. La cause est toujours en instance de jugement, selon une vérification faite hier au service des médias de l'AMF.
En 2008, la Commission des valeurs mobilières de l'Ontario a émis une interdiction de négocier sur les actions et a suspendu la compagnie.
En 2002, après s'être installé à London et avoir vendu des voitures, l'homme identifié comme Robert Vanier a créé Onco Petroleum pour exploiter - mais en vain - des anciens gisements de gaz naturel et de pétrole.










