765 000 $ réclamés pour une main dans la raboteuse

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L'enseignant à l'école secondaire Les Sentiers aurait omis d'informer adéquatement les élèves des dangers inhérents à l'utilisation d'une raboteuse.

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Richard Hénault
Le Soleil

(Québec) Une jeune fille de 19 ans et sa mère réclament 765 000 $ à la Commission scolaire des Premières-Seigneuries pour les blessures graves subies à une main durant un cours d'initiation à la technologie, en avril 2007. La main de l'élève est alors entrée en contact avec la lame d'une raboteuse.

Dans leur requête déposée en Cour supérieure, Anaïs Tremblay et sa mère, Ginette de Varennes, allèguent que la lame n'avait aucune protection. De plus, l'enseignant, Joseph Coutu, aurait donné comme consigne aux élèves d'enlever à la main la sciure accumulée dans la raboteuse qui, au surplus, était défectueuse, selon les demanderesses.

L'enseignant à l'école secondaire Les Sentiers aurait aussi omis d'informer adéquatement les élèves des dangers inhérents à l'utilisation d'une raboteuse.

Les os à nu

Lorsque l'accident est survenu, la jeune Anaïs a été transportée à l'hôpital Saint-François d'Assise. L'avocat des deux demanderesses explique dans la requête que sur quatre des doigts de la main gauche de l'adolescente, il n'y avait plus de peau et que les os étaient exposés. Sur l'annulaire et le majeur, il ne restait que les os et la peau sur la partie supérieure, la chair et les tendons ayant été rongés par la lame de la machine.

Au cours de la première des quatre opérations que la jeune blessée allait devoir subir, le chirurgien a procédé durant cinq heures à la reconstruction des doigts, y greffant de la peau et installant des tendons artificiels. Au cours de la deuxième opération, un mois plus tard, le chirurgien a séparé les doigts.

Entre-temps, des maux de tête persistants s'étaient installés. Ils ont duré un an par la suite.

En janvier 2008, une troisième opération a été nécessaire pour fixer des tendons aux doigts à l'aide de prélèvements faits dans une jambe. Par la suite, le poignet de la jeune fille a été plié et sa main soutenue par une attelle.

Après chacune des interventions chirurgicales, elle a dû maintenir sa main dirigée vers le haut durant une période allant jusqu'à un mois et demi et, depuis juin 2007, des traitements de physiothérapie et d'ergothérapie ont été nécessaires. Au cours de la quatrième opération, en décembre dernier, le chirurgien a retiré les vis retenant les tendons et il a dû enlever un ongle.

L'ensemble de ces traitements et des opérations ainsi que les maux de tête persistants ont entraîné un retard dans le cheminement scolaire de l'adolescente. Il y a un peu plus d'un an, elle s'était trouvé un emploi, mais elle a dû le quitter lorsqu'elle a subi l'intervention de décembre dernier.

Un rêve effacé

Joueuse de baseball émérite, Anaïs Tremblay devait faire partie de l'équipe canadienne lors du tournoi qui s'est tenu à Québec en 2007 et elle a été contrainte de renoncer à participer à un tournoi à Tokyo. En outre, énumère-t-elle dans sa requête, sa main étant très sensible à la température, elle doit à tout prix éviter le froid.

Les blessures à sa main l'ont obligée à renoncer à son rêve d'étudier en techniques policières ou de devenir pompière.

Aussi réclame-t-elle 400 000 $ uniquement pour son incapacité partielle permanente, sa perte de gains futurs et le retard dans ses études.

 

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