Motos à 3 roues: le permis de classe 5 et une formation suffiront

En 2007, le premier ministre Jean Charest chevauchait... (Photothèque Le Soleil)

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En 2007, le premier ministre Jean Charest chevauchait une moto à trois roues Spyder lors de son lancement dans les usines de Bombardier Produits récréatifs. À sa gauche, José Boisjoli, pdg de BRP.

Photothèque Le Soleil

Guy Benjamin
Le Soleil

(Québec) Bonne nouvelle pour les conducteurs et futurs conducteurs de motocyclettes à trois roues. La ministre des Transports vient de décréter que le permis de conduire d'un véhicule de promenade suffira pour se balader sur les routes du Québec au volant de ce véhicule qui ressemble à la fois à une moto et à une voiture sport décapotable.

Une seule condition s'impose, la réussite d'une formation de sept heures donnée par une école de conduite reconnue. La décision du gouvernement fait en sorte que les amateurs de ce type de véhicule économiseront sur deux plans.

D'abord, une économie de 66 $ sur le permis de conduire. Le permis de classe 5, exigé pour la conduite d'un véhicule de promenade, et donc valide pour une moto à trois roues, coûte 86 $. Si le gouvernement avait exigé un permis de classe 6A, nécessaire pour être au guidon d'une moto classique, le conducteur d'une moto à trois roues aurait dû débourser 152 $ pour son permis.

Économie également sur la formation. Pour obtenir un permis donnant droit à la conduite d'une moto, il faut suivre une formation de 34 heures au coût de 675 $. Trop tôt encore pour dire combien coûtera la formation de sept heures exigée pour la conduite d'une moto trois roues. Les écoles de conduite s'ajusteront rapidement, maintenant que la décision de la ministre est connue, assure-t-on.

La Spyder, c'est ainsi que le constructeur Bombardier Produits récréatifs appelle sa moto nouveau genre à deux roues avant et une à l'arrière, devra être immatriculée comme une moto régulière d'une puissance de plus de 401 cc, au coût de 627 $.

Chez le fabricant, dont l'usine d'assemblage est à Valcourt, on ne cache pas sa satisfaction d'avoir réussi à convaincre le gouvernement d'autoriser la conduite du Spyder avec un permis de véhicule de promenade. C'est le résultat de cinq ans de travail, de dire Pierre Pichette, le porte-parole du seul fabricant au monde de ce type de véhicule.

Du côté de la Fédération motocycliste du Québec, Bernard Benoît dit espérer que la courte formation permettra de développer la conscience de la vulnérabilité chez les conducteurs des motos à trois roues. En cas d'impact, un conducteur d'une Spyder n'est pas plus protégé que celui d'une moto traditionnelle, souligne-t-il.

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