De 2005 à 2007, quelque 98 % des 75 000 alarmes résidentielles et commerciales pour vol reçues au central 9-1-1 se sont révélées non fondées.
Le service de police estimait alors à plus de 1 million $ par année le coût des ressources humaines et matérielles pour réaliser ces interventions policières «inutiles». La hausse du montant des contraventions entrée en vigueur en janvier 2008 devait faire diminuer le nombre de fausses alarmes. Ça semble avoir fonctionné.
En 2008, la police a répondu à 22 146 alarmes comparativement à 24 151 l'année précédente. On se rappelle que 98 % des appels sont non fondés. En 2009, ce nombre passait à 20 690. C'est donc une diminution de 15 % du nombre total d'appels en deux ans.
À une première alarme non fondée, le règlement prévoit la remise d'un avertissement. En deux ans, ce nombre a augmenté de 40 % pour les fausses alarmes commerciales et de 16 % pour les alarmes résidentielles. En contrepartie, le nombre de constats d'infraction délivrés a chuté d'environ 15 % pour les commerces et de 30 % pour les résidences. Ces constats sont remis lorsque les policiers se rendent à une deuxième reprise ou plus à une même adresse dans une période de 12 mois.
«Le nombre d'avertissements augmente et le nombre d'avis de facturation diminue. La réglementation semble donc avoir les effets escomptés. À la suite d'un avertissement, les gens semblent faire plus attention», interprète François Moisan, porte-parole à la Ville.
Ces chiffres satisfont d'autant plus, mentionne-t-il, qu'il y a encore plus de systèmes d'alarme armés sur le territoire de la Ville aujourd'hui qu'il y a trois ou quatre ans.
Il reste que le système n'est pas parfait. Ainsi, les policiers peuvent être appelés sur le lieu d'une fausse alarme sans nécessairement avoir le temps de s'y rendre. L'appel peut être annulé par le central avant l'arrivée de l'autopatrouille, de deux dans le cas d'un commerce.
Dans pareille situation, l'appel est comptabilisé, mais aucun avertissement n'est remis. C'est ce qui explique l'écart important entre le nombre d'appels reçus, par exemple 20 690 en 2009, et le nombre d'avertissements et de contraventions délivrés cette même année, soit 10 774.










