«Le «Taj Mahal de la mairesse» n'a jamais aussi bien porté son nom, puisqu'à l'instar du monument indien, c'est un ultime témoignage d'affection pour une femme aimée», a déclaré le maire Régis Labeaume, lors de la cérémonie officielle de dénomination, hier.
«Un gros merci à toute la population qu'elle aimait tant et qui le lui a bien rendu», a déclaré avec émotion le mari d'Andrée Boucher, Marc Boucher. La demande de changement de nom a été proposée par Francine Bouchard, présidente de l'arrondissement de Sainte-Foy-Sillery, et a été entérinée à l'unanimité par le conseil de ville. Marc Boucher et ses enfants, Denis, Bernard et France, ont d'ailleurs offert les deux drapeaux qui ont été utilisés lors des funérailles de Mme Boucher pour qu'ils ornent le hall d'entrée de l'édifice.
La bâtisse du 1130, route de l'Église, a été construite sous l'égide d'Andrée Boucher, alors qu'elle était mairesse de la ville de Sainte-Foy. Depuis la fusion municipale, le bâtiment est devenu le bureau d'arrondissement de Sainte-Foy-Sillery et abrite toujours le service de police et la caserne de pompiers.
Îlot des Palais
Marc Boucher n'a d'ailleurs pas raté l'occasion de ramener le débat sur l'Îlot des Palais, un projet chéri par sa femme qui a été mis sur la glace par l'administration Labeaume. «Il y aura peut-être d'autres petites demandes de la sorte, comme de renommer la plage Jacques-Cartier ou une rue. On pourra peut-être même repenser le nom de l'Îlot des Palais», a déclaré M. Boucher pendant son discours, le sourire en coin.
«Ça a été une erreur d'abandonner ce projet-là, a continué le veuf, questionné par les journalistes après la cérémonie. Quand on visite Rome, on visite les monuments qui ont marqué l'histoire, pas des pistes cyclables!»
Marc Boucher a d'ailleurs révélé que la politique municipale pourrait l'occuper pendant les prochaines années. S'il devenait conseiller municipal, il ne serait «ni avec ni contre M. Labeaume, mais bien avec les citoyens», a-t-il précisé.










