«C'est un affront, une insulte aux Acadiens. C'est inacceptable. Le gouvernement Harper ne reconnaît pas la richesse que représente le peuple acadien», a affirmé au Soleil la directrice générale de la SNA, Lucie Lebouthillier, en marge d'une conférence de presse sur l'urgence d'une politique canadienne d'immigration francophone.
Lors des derniers sommets, un représentant de la Société a toujours fait partie de la délégation canadienne, sans toutefois intervenir lors des discussions entre chefs d'État. «Cela nous donnait la chance de rayonner sur le plan international. On s'explique mal cette décision du gouvernement fédéral alors que notre organisation est déjà reconnue au niveau international», a-t-elle ajouté.
«Nous avons été informés de cette décision au cours des derniers jours par des hauts fonctionnaires. Nous n'avons pas voulu que ce sujet intervienne dans la campagne électorale. C'est une question qui va au-delà de ça», a dit Mme Lebouthillier.
Par ailleurs, des représentants de groupes francophones de plusieurs provinces réunis à Québec ont réclamé hier la mise en place d'une politique fédérale de soutien à l'immigration francophone au Canada à l'image de celle du gouvernement du Québec.
«Ça prend des mesures d'aide à l'accueil des immigrants. Des mesures aussi pour les aider à trouver de l'emploi afin qu'ils demeurent dans les communautés francophones, sinon c'est le poids démographique des francophones au pays qui continuera de diminuer», a soutenu Roukya Abdi Aden, de la Fédération des communautés francophones et acadiennes.
De plus, ces représentants de groupes francophones ont demandé aux responsables de la Francophonie internationale de faire respecter l'usage du français dans les instances internationales et à l'occasion d'événements comme les Jeux olympiques de 2010 à Vancouver.











