La confirmation est tombée, hier. Pendant que les représentants de 60 pays annonçaient leur arrivée dans la capitale, les organisateurs de l'événement ont appris que le président algérien a répondu aux invitations personnelles transmises par le premier ministre du Canada, Stephen Harper, et par son homologue québécois, Jean Charest.
En main propre
La lettre de M. Charest a été remise en main propre à M. Bouteflika par sa ministre des Relations internationales Monique Gagnon-Tremblay, lors d'une mission diplomatique, en mai. L'Algérien profitera de son passage à Québec pour accorder un entretien au chef du gouvernement québécois.
Il n'a pas été possible de savoir si l'adhésion de l'Algérie à l'Organisation internationale de la Francophonie constituera un sujet à l'ordre du jour des discussions. Ce pays a arraché son indépendance à la France, en 1962. Il considère l'OIF comme un «prolongement néocolonial», rapportent les médias.
L'entourage de Jean Charest s'est réjoui de l'arrivée de ce visiteur de marque. «Qu'il soit ici veut déjà dire beaucoup.» Le président Bouteflika a assisté au même titre d'invité spécial aux Sommets de 2002, à Beyrouth, au Liban, et d'Ouagadougou, au Burkina Faso. Il ne s'est pas présenté à celui de Bucarest, en Roumanie.
Le ballet diplomatique du XIIe Sommet de la Francophonie a déjà débuté. Hier après-midi, Jean Charest a rencontré un premier chef d'État, le président du Mali, Amadou Toumani Touré.
La liste des «personnalités étrangères» compte maintenant 63 noms. Certains sont des «invités du secrétaire général de l'OIF», Abdou Diouf. Parmi eux, le secrétaire général de l'Organisation des nations unies, Ban Ki-moon.
Près d'une vingtaine de participants occupent la fonction de présidents dans leur pays. Nicolas Sarkozy, de la France, est évidemment du nombre de même que René Préval (Haïti) et Michel Sleiman (Liban). Premiers ministres, ministres et ambassadeurs participeront aux délibérations.
Les absents
Le Sommet de Québec aura aussi ses absents. En août, l'OIF a exclu la Mauritanie de ses rangs après qu'un coup d'État eut renversé le régime démocratique du président Sidi Mohamed Ould Cheick Abdallahi.
Hier, l'Agence France Presse a rapporté que les présidents ivoirien Laurent Gbabgo et rwandais Paul Kagame bouderont la rencontre de Québec.
Selon l'AFP, «cela évitera au président Kagame de devoir croiser Joseph Kabila», son homologue de la République démocratique du Congo qu'il accuserait de fomenter des troubles en territoire rwandais.
L'agitation dans une partie de la Côte-d'Ivoire empêche Laurent Gbabgo d'être du Sommet, poursuit l'Agence. Les deux hommes ont délégué cependant un membre de leur gouvernement pour les représenter.











