«Ce que dit M. Muhleman, c'est vrai : notre démarche serait beaucoup facilitée par la présence d'une équipe de la LNH dans le décor ou la possibilité d'en obtenir une à court terme», a déclaré M. Bédard hier.
«Par contre, notre but à nous est avant tout de doter Québec d'une infrastructure. Il n'y a plus de hockey de la LNH ici, mais si ça continue, on est à la veille de ne plus avoir de spectacles non plus!», poursuit-il. Â
Le comptable du Groupe Mallette dit avoir été convaincu par l'affluence aux spectacles de Paul McCartney et de Céline Dion sur les plaines d'Abraham cet été qu'il y a un intérêt réel pour des spectacles d'envergure dans la capitale. «On aimerait bien avoir U2, mais c'est impossible avec le Colisée actuel! Même chose pour Madonna!»
But non lucratif
Mario Bédard rappelle également que, contrairement à la majorité des autres amphithéâtres bâtis grâce au système des Personal Seat Licenses (permis de siège personnel), son projet est à but non lucratif. «On veut mobiliser la communauté et, ensuite, laisser l'infrastructure à la communauté.»
Quant aux prix des droits sur les sièges (5000 $ dans les loges, 3000 $ dans les mezzanines et 1500 $ dans les balcons), qualifiés de très élevés par M. Muhleman, M. Bédard les compare aux droits d'entrée dans un club de golf.
«Contrairement aux amphithéâtres sportifs où l'acheteur d'un permis doit absolument acheter des billets de saison pour conserver ses droits, dans notre cas l'acheteur n'est pas obligé d'acheter des billets pour tous les spectacles présentés dans le futur amphithéâtre», précise M. Bédard.
Le permis confère simplement à l'acheteur un droit de premier refus sur des billets pour tout spectacle. «L'acheteur disposerait d'une période de temps pour se prévaloir ou non de son droit, après quoi les billets liés à son siège seraient remis en vente au grand public», explique Mario Bédard.
Un objectif
Celui-ci n'a toutefois pas aimé que Max Muhleman déclare qu'il faille fixer le prix des droits sur un siège en fonction d'une étude de marché et non pas en fonction de la somme d'argent recherchée.
«Avec un projet de 300 millions$, nous nous voyons mal arriver devant les gouvernements sans une somme d'argent substantielle et nous avons fixé l'objectif à 50 millions $.»
Le comptable avoue toutefois ne pas avoir réalisé d'étude de marché pour fixer les prix des droits sur les sièges. «Notre étude de marché, c'est d'avoir discuté avec les gens pour trouver un prix réaliste qui nous permette d'atteindre notre objectif. Nous pensions au départ demander 7000 $ dans les loges, mais nous avons diminué le prix à 5000 $ après en avoir discuté avec des gens d'affaires.»
Mario Bédard indique d'ailleurs avoir rencontré en fin de semaine des personnes intéressées à acheter les droits sur une dizaine de sièges en plus d'avoir reçu un courrier électronique d'une personnalité bien en vue à Québec qu'il a refusé d'identifier mais qui aurait demandé de lui réserver deux salons du futur Colisée à 25 000 $ chacun.
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