Voilà comment est né le projet de nouveau Colisée de Mario Bédard et l'idée d'un financement populaire par la vente sur Internet de droits de réservation sur des sièges du nouvel amphithéâtre.
1. Premier déclic, l'hiver dernier. La radio revient, inlassablement, sur le hockey et l'hypothèse d'un nouveau Colisée. Â
2. Le bruit de la visite d'investisseurs de Los Angeles pilotés par Guy Bertrand. Ces visiteurs débarquent à Québec dans un aéroport alors en chantier et viennent voir le Colisée. Honteux, pense Mario Bédard. «Si ces gens sont sérieux, ils doivent avoir juste hâte de repartir.»
3. John Porter a trouvé des mécènes qui mettront 25 millions $ dans le projet d'agrandissement du Musée des beaux-arts. Les gouvernements emboîtent le pas pour les 75 millions $ manquants.
Si ça peut marcher pour un musée, pourquoi pas pour un stade, se dit M. Bédard. Il pense alors à une formule reposant sur des reçus de charité, comme au musée.
Il finira par abandonner cette idée pour la remplacer par la vente de droits sur des sièges. Pour convaincre le public, il fallait donner quelque chose en retour, explique-t-il.
4. Avec son site Internet, Barack Obama récolte une fortune. Peu de gros donateurs, beaucoup de citoyens ordinaires. M. Bédard a noté.
5. La frénésie pour les billets du spectacle de Céline Dion ou pour les laissez-passer VIP à Paul McCartney suggère qu'il y a un marché à Québec pour la vente de droits sur la réservation de sièges. M. Bédard découvrira plus tard que la formule est déjà utilisée dans plusieurs amphithéâtres nord-américains.
Démarches
La toute première démarche qu'a faite M. Bédard au moment où son projet commence à prendre forme, à la fin de février dernier, fut auprès du maire Régis Labeaume, qui l'encourage à continuer.
Deuxième démarche : Jacques Tanguay, qui l'invite à ne pas miser uniquement sur le hockey et à élargir ses droits de sièges à d'autres événements.
Les choses vont ensuite débouler. Liliane Laverdière du Mouvement Desjardins. Il faudra une institution bancaire pour percevoir les droits sur les sièges.
Puis une boîte d'informatique, CGI, pour un site Internet (pas prêt encore. En attendant, l'information est sur le site www.mallette.ca)
Suivront une boîte de communication, une firme d'architectes (qui travaille actuellement sur des plans), la Chambre de commerce. En tout, un comité d'une douzaine de personnes autour de Mario Bédard.
Objectif : 50 millions $. Si le groupe échoue et que le projet est abandonné, les citoyens et les entreprises récupèrent leur mise.
S'il y a moins que 50 millions $, l'ampleur du stade à construire pourrait aussi être réduite, au risque de faire une croix sur la LNH. Une sorte de plan «B». Et il restera encore à convaincre les pouvoirs publics. Un détail de 250 millions $.

















