Conseillère du district de Saint-Sauveur, un quartier particulièrement visé par les «détresses» que vivent plusieurs citoyens de Québec, selon l'expression utilisée par le maire pour décrire la pauvreté, Mme Lapointe était un pilier du Renouveau municipal de Québec dans ce district jusqu'à son éviction du parti par le nouveau chef de l'opposition, le conseiller Alain Loubier, l'automne dernier.
«Je reste une conseillère municipale indépendante et cela ne signifie pas que je me joins à l'équipe de conseillers indépendants du maire Labeaume», a tenu à préciser Mme Lapointe. Celle-ci ne touchera d'ailleurs aucune rémunération supplémentaire pour son travail auprès du comité exécutif.
«Je me donne jusqu'au printemps pour formuler mes recommandations», a aussi ajouté la conseillère municipale lors d'un bref point de presse tenu après l'annonce de sa nomination, lors d'un dîner-conférence de Centraide Québec et Chaudières-Appalaches.
Selon les discussions qu'elle a eues avec le maire Labeaume, la semaine dernière, Mme Lapointe proposera quatre ou cinq projets précis dans lesquels la Ville pourrait intervenir de façon particulière pour atténuer les détresses dont parlait le maire dans son allocution.
Mme Lapointe n'a pas l'intention de tenir d'audiences publiques pour l'éclairer dans son mandat. «J'ai déjà une très bonne connaissance du réseau et de la problématique», a-t-elle indiqué au Soleil.
Dans son analyse de la situation, le maire Labeaume dit avoir constaté que le réseau de solidarité fonctionne dans un univers parallèle. Le maire s'est présenté comme «un social-démocrate intégriste», la sociale-démocratie étant «une idéologie qui crée la richesse pour la distribuer équitablement».
«On doit, dit le maire, refuser la misère, la pauvreté et la multiplication des détresses.»
M. Labeaume a aussi déclaré qu'il était contre les habitations à loyer modique qui favorisent la ghetthoïsation de ces détresses.











