«On est vraiment exaspéré», lance Josée Tremblay, présidente du conseil d'établissement. Depuis au moins deux ans, les parents et le personnel de l'école primaire multiplient les démarches auprès du conseil d'arrondissement afin d'améliorer la sécurité routière aux abords de l'établissement, situé sur la 8e Avenue à Québec. Au coeur du problème : une circulation croissante mais, surtout, un arrêt à l'intersection de la 23e Rue qui est rarement respecté par les automobilistes.
«C'est vraiment dangereux, poursuit Mme Tremblay. Les gens conduisent vite, les éducatrices du service de garde sont découragées.» Et le conseil d'arrondissement tarde à trouver une solution, déplore-t-elle.
Les parents ont proposé d'avoir un brigadier à l'intersection, d'y installer un panneau de signalisation lumineux ou encore d'aménager des ralentisseurs (mieux connus sous le nom de dos-d'âne) pour freiner la circulation. Pour différentes raisons, aucune de ces solutions n'a pu être mise en place. L'automne dernier, des brigadiers-élèves ont été déployés à proximité de l'école mais ils ont été retirés après quelques jours, leurs parents craignant pour leur sécurité.
Une solution durable
Les policiers ont beau avoir intensifié les opérations de contrôle dans le secteur, les vieilles habitudes reviennent dès que la voiture de patrouille quitte le secteur, déplore Mme Tremblay. «On veut une solution durable. On veut améliorer la signalisation dans le secteur. Mais pour l'instant, on en est rendu à alerter les médias pour nous faire entendre.» Les parents et élèves déambuleront aux abords de l'école ce matin, pancartes en main.
Le président du conseil d'arrondissement de Limoilou, Alain Loubier, reconnaît qu'il y a eu des retards dans ce dossier. Une étude est en cours à la division des transports pour analyser les pistes de solutions.
«Avec les Fêtes du 400e, il a fallu faire des plans de circulation et la division a été débordée. C'est un service qui n'a pas suffi à la demande», explique M. Loubier. Les résultats de cette étude devraient être connus d'ici la fin de l'année.
La conseillère du district de Lairet, Ginette Picard-Lavoie, en fait une priorité et se réjouit de la mobilisation des parents et des élèves. «La vitesse dans ce secteur n'a aucun bon sens», dit-elle, confiante de pouvoir trouver une solution au cours des prochains mois.










