«À cause du fait que ça a été très publicisé, le prix qui est demandé pour les maisons dépasse ce que nous voulons payer. Alors, aussi longtemps que ces prix-là seront demandés, le projet sera arrêté», a indiqué hier la porte-parole de la SSQ Hélène Dumais, lors d'un entretien téléphonique.
Mme Dumais a ajouté que l'entreprise était prête à «payer le prix du marché», mais que les demandes surpassent ce seuil.
La SSQ avait déjà acquis 9 des 32 maisons de cet îlot dans le but d'y bâtir un plus grand édifice, résidentiel ou commercial. «Ces terrains-là nous intéressaient à cause de leur localisation, mais (...) il n'y avait pas de projet définitif», dit la porte-parole, ajoutant que «pour l'instant, on n'a pas pris de décision (sur ce qu'il adviendra des neuf résidences achetées)».
La SSQ n'a pas non plus «de plan B pour ce secteur-là», précise-t-elle.
L'annonce d'un projet immobilier sur l'îlot Lapointe, il y a quelque temps, avait provoqué la grogne de plusieurs résidants du quartier Saint-Yves. Bien qu'il s'agisse d'un quartier de banlieue, de nombreux automobilistes empruntent ses rues résidentielles pour éviter la circulation du boulevard Laurier, très lourde aux heures de pointe. Les gens de l'endroit craignent donc qu'une nouvelle tour à bureaux ou à condominiums n'empire encore leurs problèmes de circulation.
Leur appréhension est d'ailleurs d'autant plus vive qu'un autre projet immobilier d'envergure s'est mis en branle un peu plus à l'ouest, à l'angle Laurier-de l'Église, où le promoteur Cominar veut ériger deux tours de 17 et 13 étages.
Consultation d'urbanisme
Pour l'heure, la Ville de Québec mène une consultation au sujet de nouvelles règles d'urbanisme pour le secteur. Dans le cas de l'îlot Lapointe, la Ville propose de modifier le zonage actuel pour permettre la construction d'un édifice ayant un minimum de six étages et un maximum de 10. Les vocations possibles de l'immeuble seraient les services administratifs, l'hôtellerie ou le logement ? auquel cas un bâtiment devra compter au moins 20 logements.
À moins d'un changement soudain, les résidants du quartier Saint-Yves devraient obtenir l'appui du Renouveau municipal (RMQ) dans leur opposition à ces changements de zonage. La conseillère de Pointe-Sainte-Foy et présidente de l'arrondissement Sainte-Foy?Sillery, Francine Bouchard, a indiqué hier au Soleil que «pour le moment, on (les élus du RMQ dans l'arrondissement) considère que le statu quo doit être maintenu». Mme Bouchard s'est toutefois dite ouverte à d'autres solutions que des citoyens proposeraient.











