Le Soleil révélait vendredi dernier que la Ville consulterait la population d'ici quelques semaines sur la possibilité d'aménager une scène extérieure permanente à l'arrière du Manège militaire. La question doit être abordée dans le cadre du plan d'avenir du secteur de la colline parlementaire que Québec est à élaborer. Dans sa livraison d'hier, Le Journal de Québec indiquait qu'une firme de Montréal, Sceno Plus, a soumis à la Ville un tel projet qui préserverait la façade du bâtiment, une solution évaluée à 35 millions $.
Bousculé dans ses plans par ces révélations dans les journaux, le maire Régis Labeaume a reconnu en point de presse hier que son administration privilégiait l'aménagement d'une scène à la place du Manège militaire. Il refuse toutefois d'en dévoiler davantage, estimant que la proposition n'est pas encore assez mûre.
«Le projet qu'on veut présenter - et qui ressemble à ça, comme par hasard - n'est pas prêt», a glissé le maire. Même s'il admet que «ça s'en vient difficile à nier», la proposition de la Ville ne sera dévoilée qu'à la consultation promise par la ministre Josée Verner, prévue d'ici le 21 juin.
Discrétion
En attendant, le maire préfère rester avare de commentaires, restant même vague sur l'origine de sa solution. «Des gens sont arrivés avec des projets et, parmi ça, il y en a un qui se démarquait», s'est-il contenté de révéler.
Régis Labeaume a expliqué ses réticences à en dévoiler davantage par son désir de présenter un projet faisant l'unanimité. Et comme le Manège militaire abritait le régiment des Voltigeurs jusqu'au brasier fatidique, il reste donc à trouver comment intégrer les réservistes dans le projet de la Ville.
Depuis plusieurs semaines, le maire a écarté toute idée de reconstruire à l'identique, devant les coûts faramineux d'une telle solution. «Ça peut facilement jouer entre 200 et 300 millions $. C'est trop», a-t-il encore répété hier.













