«Je ne suis pas rancunière. C'est ma grande force. Je ne travaille pas pour M. Labeaume. Je travaille pour la population du Québec et de la capitale», a-t-elle soutenu. La chef de l'opposition a donc promis au maire Labeaume, jeudi matin, qu'elle serait à ses côtés pour défendre les dossiers régionaux au cours des prochaines années.
Les deux politiciens se sont rencontrés pour faire le point sur les priorités régionales. Et c'est le projet de TGV qui a été le plus longuement discuté. Mme Marois se dit convaincue que ce nouveau moyen de transport donnerait un énorme élan à la capitale.
«Je suis tout à fait d'accord avec ça. C'est une véritable révolution dans le transport en commun si nous pouvons en arriver là. Il n'y a pas une rentabilité économique assurée et évidente, mais il y a une rentabilité socio-économique. On va rapprocher les communautés, sauver du temps. Ça aurait un impact sur l'économie, sur la qualité de vie, sur l'environnement.»
Régis Labeaume a aussi insisté pour que Pauline Marois l'aide à développer davantage le réseau de transport en commun dans la grande région de la capitale, à construire un toit sur l'anneau de glace Gaétan-Boucher et à construire un nouveau Colisée. «Nous nous sommes dit que construire un nouveau Colisée serait moins cher que de colmater les problèmes de l'ancien», a-t-elle lancé. Le dossier du prolongement de la promenade Samuel-De Champlain n'a toutefois pas été abordé.
La chef de l'opposition a par ailleurs dénoncé la lenteur des démarches pour construire le Super PEPS et a promis qu'elle serait très présente dans la capitale pour faire avancer les différents dossiers régionaux. «Dans l'opposition, on peut être insistant auprès du gouvernement. Mon intention n'est pas seulement de critiquer, mais aussi de proposer. Si on prend l'exemple du TGV, c'est sûr qu'on va demander au gouvernement de s'impliquer, d'agir et d'être au rendez-vous.»











