«Nous sommes en pourparlers avec la commission scolaire (des Premières-Seigneuries) et d'autres partenaires privés pour mettre en place un autre stade de soccer dans l'est, à Beauport», confirme au Soleil François Picard, vice-président du comité exécutif de Québec.
Un tel projet avait déjà été inscrit en 2007 dans le programme triennal d'immobilisations de Québec (PTI) - sa liste de priorités -, mais l'administration Labeaume l'en avait récemment retiré. Or, l'appel d'offres sur la construction d'un aréna privé, de deux glaces, à Beauport, vient chambouler les plans de la Ville. Une seule soumission a été déposée à la Ville, et son coût est jugé trop élevé, le promoteur ayant demandé un tarif horaire de 560 $. La facture pour Québec dépasserait ainsi les 2,2 millions $ par année pour louer le minimum de 4000 heures qu'elle s'est engagée à offrir aux jeunes hockeyeurs de l'est de la ville.
«On est à valider combien ça nous coûte une heure de glace pour nos arénas. On croit que ça sera moins dispendieux, même en incluant les coûts pour réparer nos arénas», indique François Picard. La construction d'un aréna à deux glaces privé aurait permis la conversion de l'aréna Giffard en stade de soccer à sept joueurs.
Pas encore de demande
Le projet de Beauport serait beaucoup moins ambitieux que celui de Chauveau. Le stade, qui abriterait une surface de jeu à 11 joueurs, ne serait ainsi pas doté d'estrades, de salles de réunion ou de locaux divers.
«Ce ne serait pas nécessaire pour un autre stade», confie François Picard.
Comme toujours, c'est le financement qui décidera du sort de ce projet. La Ville est à évaluer auprès du gouvernement provincial si un appui financier est possible.
Aucune demande officielle n'a toutefois encore été faite.
Difficile pour l'instant de dire combien un tel projet coûterait. Construire un stade en acier comme celui de Lévis coûterait entre 7 et 8 millions $, soit beaucoup moins que les 19 millions $ du stade Chauveau, entièrement fait en bois.
Une contribution du ministère de l'Éducation sera certainement sollicitée, puisque le stade accueillerait sûrement les élèves du programme en sport-études de l'école Samuel-De Champlain, voisine de l'aréna Giffard. Pour l'instant, ces joueurs doivent se contenter de pratiquer en gymnase durant l'hiver.











