
«Ça m'a ouvert les yeux pour réaliser qu'on était chanceux de vivre ici», lance le capitaine Yan Philip Côté-Baribeau, à propos de sa première mission en Afghanistan.
Le Soleil, Yan Doublet

Les militaires de Valcartier ont paradé vendredi pour souligner la fin de l'entraînement pour l'Afghanistan.
Le Soleil, Yan Doublet
Âgée de 23 ans, elle est technicienne médicale. Cette première mission sera son baptême du feu. «J'ai hâte. Ça fait un an qu'on s'entraîne pour la mission. On est prêts à être déployés», a-t-elle confié, hier, au cours d'un entretien, en marge de la cérémonie pour souligner la fin de l'entraînement pour l'Afghanistan.
Tout en étant consciente des risques, elle se dit emballée d'aller dans ce pays trouble. «C'est sûr qu'il y a un risque. Je serai proche des combats. Mais je vais là-bas pour aider les Afghans. Je vais aussi avoir une expérience médicale que pas beaucoup de personnes vont avoir», a-t-elle affirmé.
Sandie Walsh dont les parents sont des militaires est contente de faire partie du groupe des services médicaux. «C'est comme une deuxième famille pour moi. Mes parents sont heureux pour moi», a-t-elle ajouté malgré qu'elle ne reverra pas son conjoint avant quelques mois.
Pour sa part, le capitaine Yan Philip Côté-Baribeau est aussi fébrile à l'idée de retourner pour une deuxième mission à Kandahar. «Je suis plus excité que craintif concernant mon travail là-bas. Ce ne sera pas plus dangereux cette fois-ci. Ce sera différent. Ma tâche ne sera pas la même. Je serai observateur avancé pour l'artillerie et contrôleur aérien. C'est le plus grand défi qu'une personne puisse vivre que d'avoir ces responsabilités-là», a confié celui qui a grandi à Neufchâtel.
Sa première mission en 2007 l'a amené à voir la vie différemment. «Ça m'a ouvert les yeux pour réaliser qu'on était chanceux de vivre ici. Même si mon entrée n'est pas déneigée, ce n'est pas vraiment grave. Ma vie n'est pas menacée. Là-bas, la vie des gens est constamment menacée», a-t-il poursuivi.
Même s'il croit à l'importance de la présence militaire canadienne en Afghanistan, il espère que le conflit ne s'éternisera pas. «Les Québécois peuvent nous faire confiance et être fiers du travail qu'on va faire pour aider les Afghans. C'est dans notre nature, les Québécois, d'aider le monde. Je souhaite que notre mandat se termine en 2011 et qu'on fasse une grosse différence là-bas.»
Faisant partie de la réserve depuis 2000, il s'est porté volontaire en 2006 pour la première mission en Afghanistan. C'est à ce moment qu'il a fait le saut pour entrer dans l'armée régulière.
À son retour, le capitaine Côté-Baribeau entend poursuivre ses études à temps partiel en vue d'obtenir un baccalauréat en psychologie. Il détient un diplôme d'études collégiales en graphisme.












