Le débat concernant Red Bull Crashed Ice prend un virage agressif

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Patinage extrême dans le Vieux-Québec

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Patinage extrême dans le Vieux-Québec

Le Red Bull Crashed Ice est de retour pour une 4e présentation. Les organisateurs promettent un parcours mettant encore plus en valeur les attraits du Vieux-Québec. »

Le débat concernant Red Bull Crashed Ice prend un virage agressif

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La directrice générale de l'Association des gens d'affaires de la rue Saint-Jean du Vieux-Québec, Claudette Bhérer, a transmis une missive aux organisateurs du Red Bull Crashed Ice.

Le Soleil, Patrice Laroche

Baptiste Ricard-Châtelain
Le Soleil

(Québec) Le débat sur les désagréments causés par l'événement de patinage extrême Crashed Ice dans la côte de la Montagne vient de négocier un virage agressif. Tandis que les organisateurs tergiversent devant la contestation, des amateurs de la compétition et des stations radiophoniques ciblent le président du Comité des citoyens du Vieux-Québec, Louis Germain. Plusieurs courriels bouillants lui ont été transmis.

«Gang d'innocents que vous etes, vous etes pathetiques.» «[Vous fai­tes] passer les québecois pour des calisss de tarla!!! (c'est ce que vous êtes et je suis trop polis)» «Vous avez juste a déménager ailleurs.» «Réveillez-vous tueur de ville!!!», en sont quelques exemples.

Au bout du fil, sa stupéfaction est palpable : un animateur de radio aurait diffusé l'adresse de sa résidence, regrette M. Germain. Des oeuvres caritatives auxquelles il participe auraient également reçu des courriels de critique. «J'espère que ça n'ira pas trop loin.»

Pourtant, plaide le résidant du Vieux-Québec, les citoyens de la côte de la Montagne ne sont pas opposés au Crashed Ice. «On ne veut pas l'empêcher, on ne veut pas le tuer.

«Il y a à peu près 150 personnes qui sont dérangées pendant cinq semaines par année depuis trois ans.» Quoiqu'il n'habite pas le secteur, Louis Germain porte leurs récriminations en tant que président du Comité des citoyens. Pourquoi ne pas organiser l'événement dans une autre côte durant un an ou deux, pour revenir ensuite? demande-t-il. «Pourquoi ne pas le faire là où ils ont fait le Big Air?» La compétition de planche à neige était installée au carrefour de la côte d'Abraham, d'Honoré-Mercier, de la côte de la Potasse et de l'autoroute Dufferin-Montmorency.

Le conseiller du quartier, Jacques Joli-Coeur, appuie le Crashed Ice. Et soutient les citoyens. Selon lui, les organisateurs, les fonctionnaires et les résidants pourraient trouver un terrain d'entente, loin du bureau du maire, Régis Labeaume. «Je regrette l'attitude hautaine du maire. (...) Je ne suis pas de ceux qui incitent à la détestation.»

Son collègue Alain Loubier, chef de l'opposition, acquiesce : «Le maire adopte une position stérile en stigmatisant les citoyens. On a tous intérêt à ne pas mettre d'huile sur le feu». Il invite les résidants à éviter le recours judiciaire et la mairie à être à l'écoute afin d'empêcher la fuite des organisateurs du Crashed Ice. «Un compromis est à portée de main.»

Des commerçants du Vieux-Québec se portent à la défense de l'événement

Des commerçants du Vieux-Québec sautent dans l'arène et se portent à la défense de la course Crashed Ice.

«La clientèle touristique visée est très importante pour la viabilité du Vieux-Québec», écrit la directrice générale de l'Association des gens d'affaires de la rue Saint-Jean du Vieux-Québec, Claudette Bhérer, dans une missive transmise aux organisateurs. «Que l'on parle de l'hébergement, de la restauration et aussi du magasinage, les retombées économiques à cette période de l'année permettent de traverser une saison hivernale qui autrement serait néfaste pour le commerce.

«De plus, ajoute Mme Bhérer, la visibilité qu'apporte cet événement mondial est énorme et crée un intérêt pour une clientèle intéressée à venir visiter la ville de Québec à court et à moyen terme.»

Le Château Frontenac, commanditaire du Crashed Ice, est, bien entendu, d'accord. L'hôtel s'accommode des échafaudages parce que l'événement lui offre visibilité et clientèle au cours d'une période creuse, explique la directrice des relations publiques,

Geneviève Parent.

Le propriétaire de la boulangerie Paillard, Yves Simard, abonde. La jeune clientèle participant au Crashed Ice ne fait pas souvent le détour vers son établissement de la rue Saint-Jean. «Mais quand il y a du monde en ville, c'est bon pour tout le monde.»

Aussi, la diffusion du Crashed Ice à la télévision, «c'est une publicité qu'on ne peut pas s'acheter, enchaîne-t-il. Ça fait une publicité mondiale, ç'a des répercussions qu'on ne peut pas se payer».

Le directeur de l'Office du tourisme, Pierre Labrie, demeure confiant que la capitale accueillera la compétition l'an prochain. En compagnie de représentants de la Chambre de commerce, il a rencontré le président du comité des citoyens du Vieux-Québec. «On ne souhaite pas perdre un événement bon pour Québec, qui fit comme un gant à Québec comme destination ?ville d'hiver?.» Déjà, on évalue des aménagements afin de répondre aux doléances des habitants du coin.

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