À moins de huit mois de l'ouverture, déjà 16,9 millions $ ont été dépensés dans le projet, révèle une compilation du Renouveau municipal. Or, seulement 18 des 44 contrats prévus pour la construction du stade ont été octroyés, laissant craindre des dépassements au chef de l'opposition, Alain Loubier. «On semble optimiste sur la possibilité de faire ce qui reste à l'intérieur d'une enveloppe de 2 millions $. J'ai hâte de voir comment le magicien Labeaume va s'y prendre pour rencontrer son engagement.»
Le responsable du dossier, François Picard, a tenté de se faire rassurant lundi, indiquant que les premiers contrats octroyés étaient plus onéreux et représentent en bout de ligne 93 % du budget total. À elle seule, la structure de bois dont les premières arches de la toiture ont été installées a ainsi coûté 4,3 millions $.
Reste que certains dépassements de coûts ont effectivement eu lieu, notamment pour l'acquisition de l'acier, mais que ceux-ci ne devraient pas affecter le budget global. «Il y a de légers dépassements qu'on essaie de rattraper de mois en mois», a assuré M. Picard.
Principales dépenses (tableau)
Du gaz s'échappe
Une mauvaise surprise attendait également la Ville au moment de planter les 285 pieux devant soutenir la structure, du méthane s'étant échappé. Un consultant a dû être embauché afin d'en trouver la source, ce qui forcera une dépense imprévue évaluée pour l'instant à 400 000 $ afin d'évacuer le gaz hautement inflammable. «On ne sait même pas s'il y en a encore. C'est simple, on veut les capter pour qu'ils n'entrent pas dans le stade», indique M. Picard.
La Ville est à évaluer différentes solutions pour respecter son budget initial, malgré ces dépassements. Ainsi, la Ville pourrait décider de planter des graines pour couvrir le terrain entourant le stade de gazon, plutôt qu'installer de la tourbe. «Tout le stade va être construit, mais les aménagements extérieurs vont être plus succincts pour entrer dans les coûts», a indiqué M. Picard, assurant «qu'il n'y a pas un dossier suivi d'aussi près à la Ville».
Agacé par la sortie de l'opposition, Régis Labeaume a tenu à assurer à Alain Loubier que «quand ce sera terminé, on lui fera un rapport et on l'invitera à l'inauguration». Et d'ajouter que «s'il y a une chose qui n'arrivera pas, c'est le dégât du Palais Montcalm». Rappelons que le coût pour la construction de la salle de spectacles avait plus que doublé, le projet coûtant 23 millions $ plutôt que les 12 millions $ initialement prévus.











