Le trolleybus intéresse Québec

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Le trolleybus intéresse Québec

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Comme le tramway, le trolley fonctionne à l'électricité et prend son courant sur un réseau de fils aériens. Les trolleybus modernes ne sont toutefois pas captifs de rails et sont capables d'une certaine autonomie vu qu'ils sont dotés de «batteries» ou même de moteurs hybrides diesel-électricité. Ci-dessus, un trolleybus au centre-ville de Limoges, en France.

Photothèque Le Soleil

Pierre-André Normandin
Le Soleil

(Québec) La Ville de Québec s'intéresse de près au projet de Laval de ressusciter le trolleybus. À la recherche d'un mode de transport en commun pour la capitale, l'administration Labeau­me se dit séduite par l'idée de recourir à l'électricité pour déplacer ses citoyens.

«On veut être dans le groupe de travail», a confirmé le maire de Québec, en marge d'un colloque sur les transports, Écomobilité en France et au Québec. Peu après avoir brièvement présenté sa vision lundi matin au Musée de la civilisation, Régis Labeaume a reconnu être grandement intéressé par l'étude sur le trolleybus de la Société de transport de Laval et Hydro-Québec.

Troisième ville la plus populeuse au Québec, la municipalité a annoncé la semaine dernière envisager se doter de cette sorte d'autobus se déplaçant grâce à une toile de fils électriques surplombant les rues. Sa voisine, Montréal, avait opté pour ce véhicule à la fin des années 30 pour toutefois l'abandonner en 1966.

Même s'il ressemble en plusieurs points au tramway, ce mode de transport est plus avantageux, juge le maire.

«Un trolleybus et un tramway, c'est très différent. Un trolleybus, c'est mobile. Un tramway, une fois que c'est sur les rails, tu ne le bouges pas de là», a-t-il illustré.

Évidemment, l'apparition d'une toile de fils électriques à la grandeur de la capitale risque de poser problème. Reste qu'il existe des trolleybus hybrides pouvant à la fois circuler grâce au diesel et se connecter à la grille électrique dans les parties denses de la ville, a souligné le maire.

Québec électrique

Chose certaine, Régis Labeaume affiche un sérieux penchant pour l'électricité, surtout depuis le succès connu par les Écolobus implantés l'an dernier dans le Vieux-Québec. «La technologie évolue. Je pense que ça va prendre des autobus électriques. On en a des petits, ça va en prendre des gros un jour», a-t-il poursuivi.

Rappelons que la capitale est à se chercher son mode de transport de demain. Le maire a mis sur pied en janvier un important comité pour élaborer un plan sur les transports bon jusqu'en 2020.

Même si les recommandations du groupe de travail ne seront pas connues avant l'an prochain, la réflexion semble déjà fort avancée. Au-delà des traditionnels arrêts disposés de chaque côté de la rue, la Ville est à étudier la possibilité de miser sur les voies du milieu. «On voit toujours le transport collectif sur les côtés du boulevard. Pourquoi on n'aurait pas une travée dans le milieu?» demande à voix haute M. Labeaume.

Plusieurs villes recourent en effet à cette méthode. Le nouveau tramway de Paris ceinturant le coeur de la capitale française est situé au beau milieu de la voie publique. Question de bien marquer l'espace dédié à ce mode de transport, la travée centrale - rails compris - a été couverte de gazon, empêchant les automobilistes d'empiéter sur la voie.

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