Les deux fonctionnent à l'électricité et prennent leur courant sur un réseau de fils aériens - ce qui explique qu'on les confonde parfois. Dans les deux cas, donc, il s'agit d'une technologie propre, exception faite de la pollution visuelle des fils. Le tramway est toutefois plus proche du train que le trolleybus; le premier roule en effet sur des rails, alors que le second, comme son nom l'indique, est essentiellement un autobus branché à un réseau électrique.
Cette différence en implique trois autres très importantes, selon un ingénieur civil qui préfère ne pas être nommé parce qu'il lui arrive de travailler sur des dossiers de transport urbain. D'abord, et c'est énorme, l'absence de rail signifie qu'un trolleybus coûte beaucoup moins cher à construire. Ensuite, cependant, le fait que le tramway soit une sorte de train lui donne une capacité nettement plus grande qu'un trolley.
Enfin, un tramway ne peut par définition jamais quitter ses rails, alors que les trolleybus modernes sont dotés de «batteries» ou même de moteurs hybrides diesel-électricité qui leur donnent une certaine autonomie. En cas d'accident sur son parcours, un tramway doit s'arrêter complètement, ou alors faire de longs détours, alors qu'un trolley contourne l'obstacle plus facilement.
Selon cet ingénieur civil, il est théoriquement possible d'enfouir les fils d'un trolley, mais les dispositifs nécessaires sont très mal adaptés à l'hiver québécois.
Pour la géographe de l'Université Laval Marie-Hélène Vandersmissen, le trolley représenterait «une bonne solution de compromis. [...] C'est sûr qu'on veut tous un tramway, mais si ça ne se fait pas, il faut se tourner vers autre chose, il faut améliorer l'offre de transport en commun, parce que les lignes de Métrobus sont presque saturées».











