«On veut créer à Québec ce qu'on appelle dans le domaine circassien le "wow", pour que les gens en parlent, que les gens de partout aux États-Unis et en Europe se disent qu'il y a une nouvelle création du Cirque du Soleil qui existe et il faut aller à Québec pour la voir», indique son président et chef de la direction, Daniel Lamarre.
En fait, la troupe de Guy Laliberté promet non seulement d'attirer les gens dans la capitale, mais aussi de les y faire revenir. «Normalement, 70 % des gens qui voient nos spectacles reviennent nous voir une deuxième ou une troisième fois parce qu'ils ont l'impression de ne pas avoir tout vu», poursuit M. Lamarre.
Question de préserver l'effet de surprise, ce dernier est resté avare de commentaires sur le contenu du spectacle baptisé Le rêve continue. Mais chose certaine, le Cirque compte en mettre plein la vue en faisant appel à une imposante troupe de 100 artistes, soit près du double de son spectacle Ovo, présenté sous chapiteau.
Cinq soirs par semaine, à compter du 24 juin, les spectateurs seront ainsi invités à se joindre à trois cortèges partant d'autant d'endroits au coeur de la ville. Au rythme des acrobaties, les gens se réuniront ensuite à l'îlot Fleurie, où sera présenté le clou de ce spectacle présenté à 55 reprises au cours de l'été. Le tout devrait durer de 60 à 65 minutes.
Croquis
Selon les croquis remis à la presse, le spectacle fera grandement appel aux acrobates qui déambuleront dans les rues, que ce soit à pied, sur des échasses ou encore sur des chars. Une fois réunis sous les bretelles de l'autoroute Dufferin-Montmorency, des acrobates s'y suspendront à l'aide de cordes pour se mouvoir pendant que se feront entendre - et voir - des feux d'artifice.
«Quand on regarde [les bretelles] au quotidien, elles ne sont pas particulièrement attirantes. Mais nous, on va leur donner de la couleur, on va les habiller avec nos performances, des projections. On veut donner un look différent à ces vestiges d'une autre époque», promet Jacques Methé, producteur exécutif au Cirque du Soleil.
Question de maintenir l'engouement, au moins 25 % du contenu sera renouvelé chaque année. «C'est un spectacle qu'on va vouloir renouveler chaque année parce qu'on veut qu'à chaque année les touristes veuillent venir voir ce qui se passe dans les rues de Québec», explique M. Lamarre.
En tout, une cinquantaine d'artistes locaux devraient être appelés à travailler sur ce spectacle, estime M. Lamarre. Le Cirque a d'ailleurs organisé la semaine dernière une série d'auditions pour choisir ses talents locaux, une démarche qui a évidemment emballé le directeur général de l'École de cirque de Québec, Yves Neveu.
«Pour les étudiants et les professionnels, c'est la chance de travailler dans leur cour arrière, ce qu'ils n'ont malheureusement pas la chance de faire très souvent.»
Destination
Excité à l'idée de présenter ce spectacle, Régis Labeaume a estimé que Québec sera la principale destination touristique au pays. «Si vous êtes un père de trois enfants de Sept-Îles, comment pourriez-vous y rester et ne pas venir à Québec? Ce serait un cas de DPJ à mon avis», de blaguer le maire.














