Déjà que la mairesse Andrée P. Boucher avait écarté un projet beaucoup plus modeste (9 millions $) à l'école De Rochebelle, faisant ainsi passer du simple au double le coût du stade, il ne faudrait pas que la facture enfle démesurément.
Pour le conseiller municipal François Picard, le projet reste dans les paramètres établis, soit 19 millions $. Mais là, il ne parle que du stade.
S'il ajoute le coût de réalisation du terrain extérieur, la facture s'établit maintenant à 20 854 600 $, toutes taxes comprises, selon le dernier sommaire disponible auprès de la Ville de Québec.
«Nous avons fait le nécessaire pour respecter notre enveloppe budgétaire», dit le conseiller François Picard. «Pour respecter les coûts estimés, on a même modifié des installations, comme les bureaux, pour s'en tenir à nos 19 millions $.»
«Les 165 places de stationnement ne seront pas asphaltées», prévient Jean Rochette, le directeur du Service de la gestion des immeubles à la Ville de Québec.
«Non pas parce que l'on coupe dans les budgets, mais parce que le projet a un caractère écologique. On veut que l'eau s'infiltre naturellement dans le sol.»
Mais alors, la question des gaz (méthane) que l'on a découverts en cours de construction, ça risque d'augmenter la facture? Là-dessus, M. Rochette se montre plus nuancé. «La présence du méthane, ce n'est pas une question de stade. C'est un dossier parc. On est en train de calculer tous les coûts.»
Autre budget?
De là à dire que la dépense probable de 1 million $ sera impartie à un autre budget, il y a un pas que le journaliste du Soleil a osé faire.
«Nous allons faire notre rapport au comité exécutif au cours de l'été, répond M. Rochette.
Ce sera aux membres de l'exécutif d'en faire la lecture politique.»











