Au-delà d'une ville festive, le maire veut également faire de la capitale une ville nature. «Les gens savent qu'on peut aller faire du ski, de la pêche à une demi-heure du centre-ville. Maintenant, il faut en faire une marque de commerce», a-t-il résumé hier en conférence de presse.
L'administration Labeaume a ainsi dévoilé un plan vert-bleu-blanc pour encourager la pratique des sports de plein air dans la capitale. «On veut en faire une signature officielle de la ville et, cette signature, on va la vendre.»
Tout comme la transformation de Saint-Roch en quartier technoculturel ou encore le retour du Moulin à images et l'arrivée du Cirque du Soleil, ce plan s'inscrit dans le projet du maire de «faire de Québec la ville la plus attrayante au pays». En conférence de presse hier, il a d'ailleurs à nouveau parlé de son «couple de la Polytechnique» qu'il souhaite attirer dans la capitale en misant sur la qualité de vie.
Essentiellement, ce nouveau plan tricolore propose de combler les vides dans le réseau de pistes cyclables et de sentiers pédestres. Parce qu'à l'heure actuelle, le réseau est aussi troué qu'un gruyère, plusieurs tracés n'étant tout simplement pas reliés entre eux.
Parmi les importants liens à améliorer, il faudra évidemment prolonger vers l'ouest la promenade Samuel-De Champlain jusqu'au parc de la plage Jacques-Cartier, un projet sous la responsabilité du ministre Sam Hamad. Autre chantier : la Ville veut animer les berges de la rivière Saint-Charles, maintenant qu'un parc de 32 km a été aménagé. Le plus important effort demeure en hiver puisque peu de sentiers sont accessibles durant la froide saison.
Au-delà du fait de tisser une toile vert-bleu-blanc sur la ville, Québec produira une carte où il sera possible en un coup d'oeil de voir tous les sentiers et activités disponibles sur son territoire. Comme ils peuvent le faire dans les parcs de la SEPAQ, les gens pourront se dessiner un itinéraire en fonction des points d'intérêt.
L'administration Labeaume a beau avoir un plan, elle souhaite néanmoins recueillir l'opinion de la population. Après tout, certaines idées pourraient avoir été oubliées. «On n'a pas la science infuse», de dire Raymond Dion, responsable de l'environnement au comité exécutif.
Le mardi 12 mai, une séance d'information aura ainsi lieu au Domaine de Maizerets. Les citoyens pourront se renseigner sur le plan et ainsi déposer un mémoire lors d'une autre rencontre prévue le 16 juin. Peu avant, soit le samedi 13 juin, un forum citoyen sera organisé au Centre communautaire Michel-Labadie.
Connu pour son empressement, le maire a prévu réaliser ce plan sur 10 ans. Une question de budget, dit-il. «Si on donne 10 % d'augmentation de taxes, on peut le faire en deux ans, mais ça ne nous tente pas», assure Régis Labeaume.
L'administration Labeaume n'a d'ailleurs pas encore chiffré la facture de ce projet. L'idée est surtout d'avoir un plan d'ensemble plutôt que de développer le plein air à la pièce. Reste qu'au moins 42 millions $ sont déjà prévus pour les trois prochaines années pour relier le réseau cyclable et de sentiers pédestres.











