C'est l'adoption banale d'un règlement sur le versement d'une subvention à la Commission de la capitale nationale pour l'aménagement et la mise en valeur de la fontaine de Tourny et sur l'emprunt (125 000 $) nécessaire au paiement des coûts qui y sont rattachés qui a mis le feu aux poudres, autant à Saint-Augustin qu'à L'Ancienne-Lorette.
Les deux municipalités soutiennent que la fontaine de Tourny ne fait pas partie des équipements d'agglomération, comme cela avait été négocié plus tôt, et qu'elles n'ont pas à dépenser le moindre sou pour son entretien.
Poussant à fond l'examen des dossiers, le maire de L'Ancienne-Lorette, Émile Loranger, a déniché une dizaine d'autres cas où l'agglomération, selon ses dires, ne respecte pas l'entente intervenue.
Il a décidé de revenir à la tactique qui avait longuement perturbé les relations avec la Ville de Québec, en logeant un droit d'opposition auprès de la ministre des Affaires municipales. Des travaux de plusieurs millions de dollars sont ainsi retardés pour une période d'un mois, de quoi perturber l'échéancier de travail de la Ville de Québec.
Fait curieux, le maire de Saint-Augustin, Marcel Corriveau, a appuyé l'adoption de certaines de ces résolutions lors de leur présentation au conseil d'agglomération.
«J'ai fait certaines remarques, demandant de bien vérifier si les travaux étaient bien de compétence d'agglomération, a indiqué le maire Corriveau. Je ne voulais pas provoquer des flammèches. Je savais que je pouvais toujours utiliser mon droit d'opposition plus tard.»
Le représentant du maire Loranger à ces séances, le conseiller Louis Marcotte, a lui aussi voté en faveur de ces mêmes règlements lors des séances du conseil d'agglomération, suscitant les moqueries du conseiller Christian Thériault (opposition).
«Ils ont expliqué à Louis qu'étant donné que la rue était reconnue comme une artère d'agglomération, ils considèrent que c'est un équipement collectif même si la loi dit le contraire», indique le maire Loranger.
Pour lui, les dépenses mixtes, ça n'existe plus.
«Ç'a été établi à 2,5 millions $, montant qui peut être indexé», fait-il savoir.
«Si on laisse passer ça dans la nuit des temps, on va finir par oublier l'entente et on va recommencer nos chicanes», argue-t-il.
M. Loranger se dit prêt à retirer ses droits d'opposition dès lors que la Ville de Québec aura corrigé son tir.
«Je convoquerai une assemblée spéciale, s'il le faut», promet-il.













