«C'est vrai que le maire veut faire de Québec la capitale de la relève, mais il n'a jamais été question de remettre en question le rôle de Montréal», a réagi hier l'attaché de presse du maire, Paul-Christian Nolin. Au contraire, poursuit-il. «Le message du maire, c'est que c'est fini le tribalisme entre Montréal et Québec. Il n'a jamais cherché à alimenter la rivalité.»
Cette déclaration a profondément irrité l'administration municipale, d'autant plus qu'elle survient peu après la critique du directeur de Tourisme Mauricie qui a accusé lundi le maire Labeaume de «tuer les événements régionaux».
«C'est une recette gagnante», rétorque M. Nolin au sujet des investissements massifs de la Ville en culture. «L'idée n'est pas d'en enlever aux autres. Tant mieux si ça crée une saine émulation, mais il n'a jamais été question d'une confrontation.»
Même le premier ministre Jean Charest a réagi hier à l'Assemblée nationale. Selon lui, une rivalité culturelle entre Québec et Montréal n'a pas sa raison d'être, ajoutant que la réussite de Québec pour ses fêtes de 2008 et pour ses grands événements de l'été doit être source d'inspiration, selon Radio-Canada.
Mal interprété
Joint hier par Le Soleil, le responsable du plan d'action culturel de Montréal, Robert Pilon, dit avoir été mal interprété. Loin de rabrouer Québec pour ses événements, il dit avoir voulu lancer un avertissement pour éviter de voir la rivalité Québec-Montréal se transporter de l'arène sportive à la scène culturelle. «Je trouve fantastique ce que le maire [Labeaume] fait avec le Moulin à images. Tout ce que je dis, c'est attention. Québec, c'est notre capitale nationale et elle joue un rôle important. Comme c'est extrêmement important qu'on ne néglige pas le rôle des régions. Et c'est important qu'on s'occupe comme il faut du rôle de Montréal.»
Robert Pilon l'avoue, il entend parfois «chigner» des gens de la métropole contre Québec depuis le 400e. «Ce que je leur dis, c'est qu'une rivalité acharnée, ça ne nous mènerait nulle part. Chacun joue un rôle fondamental, et il faut travailler en collaboration», assure-t-il.
Le directeur général du Festival d'été, Daniel Gélinas, a refusé de commenter, estimant justement qu'aucune rivalité n'existe entre les deux villes.












