«Principalement pour la surveillance de sites et pour l'accréditation», raconte l'inspecteur François Gagnon, adjoint au directeur du Service de police de la Ville de Québec, Serge Bélisle.«Du nombre, le Groupe intégré de la sécurité Vancouver 2010, le GIS V2010 en jargon policier, a requis les services spécifiques de l'agente Sandra Dion», précise M. Gagnon.
Affectée au Service des communications du Service de police, Mme Dion a fait parler d'elle récemment quand elle a conduit une expédition qui l'a menée au premier camp de base de l'Everest, au Népal. En hommage à sa mère, décédée d'un cancer, Mme Dion a pu ainsi recueillir des dons pour la Société canadienne du cancer.
«Elle n'y va pas pour parler de ce sujet, ajoute l'officier. Elle y va en raison de son expérience dans les communications lors de grands événements.»
Retour d'ascenseur
«C'est la moindre des choses qu'on leur rende la monnaie de la pièce, dit encore l'inspecteur. Au Sommet des Amériques, si l'on s'en rappelle, des policiers de tout le pays sont venus assurer la sécurité des officiels et du public.»
Selon M. Gingras, 128 policiers de Québec se sont montrés intéressés à vivre cette expérience. «Le premier critère, c'est que les candidats soient bilingues fonctionnels», spécifie le policier.
L'article 4.4 du protocole d'accord que s'apprête à signer la police de Québec avec la Gendarmerie royale du Canada précise que «le personnel n'aura pas à travailler dans une langue autre que l'anglais». On mentionne cependant qu'un policier «pourra travailler dans d'autres langues s'il le désire, en autant qu'il soit en mesure de le faire de façon efficace dans les circonstances du déploiement».
L'adjoint du directeur Bélisle estime que 40 % des policiers municipaux de Québec sont capables de travailler efficacement en anglais et en français.
L'ensemble des dépenses des policiers (déplacements, salaires, logement, nourriture, etc.) affectés par ce déplacement seront assumées par la GRC. «Il n'y aura aucun coût pour la Ville de Québec», assure l'officier.
La Ville de Montréal comme la Sûreté du Québec fourniront aussi un solide coup de pouce aux organisateurs des Jeux, puisque chaque organisation entend y dépêcher 250 policiers et policières.











