«Les économies récurrentes et cumulatives dans les budgets de fonctionnement de 2009 à 2013 seront de 147 millions $», se réjouissait le maire à la lecture du rapport d'étape rendu public hier.
Bien plus, la politique de main-d'oeuvre enclenchée dans les jours suivant son élection a permis d'éliminer 102 postes, sauf dans les services de police et de pompiers, où le personnel doit être obligatoirement remplacé. «Mais on a intégré 51 employés qui étaient payés par des règlements d'emprunt», précise le maire.
Selon lui, le plan permettra d'abolir 500 postes au fil des années, ce qui permettra des bénéfices annuels estimés à 35 millions $ après cinq ans.
«Ce qu'il ne dit pas, explique le chef de l'opposition et leader du Renouveau municipal de Québec, Alain Loublier, c'est qu'il a coupé 47 postes dans les arrondissements, là où sont les services de proximité.»
Les idées des employés
Directeur général à la Ville, Alain Marcoux se réjouissait quant à lui de la participation des employés de la Ville à cet effort de rationalisation.
En plein durant la période des négociations pour le renouvellement de leurs conventions collectives de travail, «le chantier a interpellé 246 employés provenant de 34 unités administratives»,a indiqué le premier fonctionnaire de la Ville, ce qui a eu l'heur de lui plaire au premier point. «Cela a été mon coup de coeur», lance-t-il. Les propositions formulées par les employés allaient de la réutilisation des résidus des balais, le retrait des cruches d'eau dans les équipements municipaux, le déploiement des services en ligne ou la simplification du traitement des paies.
«On constate que les employés sont très sensibles à l'aspect environnemental. Ils nous ont transmis des suggestions fort utiles», convient M. Marcoux.
Celui-ci a admis que les suggestions formulées par les employés n'entraînaient pas, dans l'ensemble, de chambardements aux conventions collectives de travail. Mais n'empêche. L'administration Labeaume a convenu de reporter le chantier sur la révision du schéma de couverture de risques en incendie tant que les négociations avec les pompiers n'auront pas abouti.
Permis de construction
Par ailleurs, le dossier rendu public hier rappelle un lot de mesures déjà annoncées, comme l'élimination de certains permis de construction. Ainsi, environ 16 % des permis délivrés en 2007 pourront être abolis en 2008, cette proportion devant augmenter à 20 % une fois qu'aura été complétée la révision des territoires couverts par la commission d'urbanisme. Plus besoin de permis pour le remplacement d'une fenêtre ou d'une porte ou, encore, l'ajout d'un drain de fondation, dès lors que le nouveau règlement-cadre d'urbanisme et de zonage sera entré en vigueur, au cours de l'été.
Particuliers et entrepreneurs auront cependant la responsabilité de s'assurer de la conformité de leurs travaux.
Les inspecteurs municipaux auront l'oeil ouvert.










