«Nous avons discuté avec le nouveau chef des pompiers, Richard Poitras, concernant la révision du schéma de couverture et nous avons de nouveaux éléments qui militent en faveur de cette option», explique le vice-président de l'exécutif, le conseiller municipal Richard Côté, qui ajoute que la construction d'une caserne en 2009 serait irréaliste compte tenu des délais nécessaires.
Sécurité
Dans un rapport qui sera présenté lundi au conseil, l'exécutif indique que la sécurité des citoyens de Lac-Saint-Charles est actuellement bien assurée, qu'elle correspond aux normes exigées par le ministère de la Sécurité publique et que la couverture s'est grandement améliorée depuis les fusions. L'entrée en service de pompiers permanents aurait également amené une amélioration de la vitesse d'intervention.
On ajoute également que la planification d'un axe routier est-ouest par le prolongement de la rue Lepire ferait que la caserne de Val-Bélair pourrait aussi intervenir à Lac-Saint-Charles en soutien, en plus de celle de Charlesbourg qui couvre actuellement ce territoire.
Le rapport fait également grand état d'un avis de la CSST relativement à l'application de la norme 1710 de la National Fire Protection Association.
Cette norme, qui demande à l'employeur de s'assurer qu'un minimum de quatre personnes soient assignées à un véhicule afin d'intervenir simultanément sur le lieu de l'incendie, pourrait obliger Québec à embaucher 184 pompiers additionnels pour des coûts récurrents de 22 millions $ par année.
«L'Association professionnelle des pompiers de Québec a entrepris une démarche auprès de la CSST afin que cet avis devienne effectif à Québec», indique M. Côté.
Révision du schéma
De plus, la mise en oeuvre du schéma de couverture actuel non révisé exigerait l'embauche d'au moins 88 pompiers additionnels et des coûts annuels récurrents supplémentaires d'au moins 32,6 millions $, soit une hausse de 5 % de l'avis d'imposition des contribuables.
«Il faut donc se donner l'occasion de revoir le schéma de couverture avant de mettre de l'avant le projet de caserne au Lac-Saint-Charles», plaide Richard Côté.
«Il faut penser agglomération. On souhaite regarder le schéma autrement, avec une approche avant-gardiste, et nous croyons que cette vision coûtera moins cher tout en étant aussi efficace», poursuit-il en soulignant que la révision du schéma serait soumise à une large discussion publique et que le ministère de la Sécurité publique devrait l'approuver.
Le vice-président de l'exécutif a par ailleurs déploré la façon de faire du conseiller indépendant Jacques Teasdale, qui avait proposé la construction de la nouvelle caserne à Lac-Saint-Charles. «M. Teasdale se plaît à dire que les gens sont en danger alors que ce n'est pas vrai du tout», conclut-il.










