Les employés d'entretien surpris de la position du RTC

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Les employés d\'entretien surpris de la position du RTC

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André Carmichael, président du syndicat des employés d'entretien du RTC, en assemblée générale samedi matin.

Le Soleil, Martin Martel

Ian Bussières
Le Soleil

(Québec) Le syndicat des salariés d'entretien du Réseau de transport de la Capitale (RTC) ne comprend pas la position de l'employeur, qui a refusé vendredi sa proposition de services essentiels en vue d'une grève prévue pour le 8 juin.

«Honnêtement, nous sommes très surpris, c'est très dur à comprendre. On se demande quelles sont les véritables intentions de l'employeur», a déclaré le président du syndicat, André Carmichael, au terme d'une assemblée générale tenue samedi matin.

M. Carmichael maintient que son syndicat souhaitait assurer «presque 100 % des services» en cas de grève. «Même l'entretien des Écolobus et des autobus articulés si l'employeur les envoie au garage situé sur la rue des Rocailles», assure-t-il. Le syndicat n'enverra toutefois pas de travailleur dans le nouveau garage du parc Industriel Armand-Viau, car il estime que l'employeur refuse d'y reconnaître la convention collective, qui prévoit que les employés d'entretien puissent choisir la tâche à laquelle ils sont affectés. Le RTC souhaiterait davantage de latitude dans son affection des employés du nouveau garage.

Si la grève débute bel et bien le 8 juin, elle aura donc un caractère plutôt symbolique, puisque environ 94 % des syndiqués rentreront quand même au travail.

«De 15 à 20 travailleurs sur 250  feront du piquetage sur la rue des Rocailles selon un système de rotation. Nous espérons que ce moyen de pression sera suffisant, car nous ne souhaitons pas offrir moins de services, nous ne souhaitons pas une escalade des moyens de pression», assure M. Carmichael.

Les syndiqués ont d'ailleurs voté samedi à 99,1 % en faveur d'une hausse de la cotisation syndicale afin de pallier le manque à gagner que subiront les travailleurs en cas de grève. «Oui, il y aura une perte de rémunération, mais les gens sont prêts à ça pour faire respecter la convention», ajoute-t-il.

André Carmichael a également signalé que les rencontres de conciliation n'avaient pas fait avancer le dossier. «Le conciliateur Jean Poirier a fait de l'excellent travail, mais ça ne débouche à rien. Nous sommes ouverts à la négociation, mais pour l'instant, c'est un dialogue de sourds, puisque l'employeur invoque son droit de gérance alors que nous prétendons qu'il ne respecte pas la convention.»

Finalement, malgré l'intention du syndicat de ne pas diminuer les services aux citoyens, André Carmichael craint cependant que l'employeur ne décide lui-même d'effectuer des coupes en cas de grève.

«Si l'employeur coupe certains trajets, ce sera lui qui aura l'odieux de répondre à la population. On ne veut pas porter le blâme», conclut-il.

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